Désherber avant de semer cette année?

Le mauvais temps bouscule les opérations cette année

L’entrée au champ est retardée cette année et si on pourrait être tenté de se précipiter pour semer dès que le temps sera propice, le Réseau d’avertissement phytosanitaire (RAP) rappelle que les mauvaises herbes pourraient devoir passer en premier dans les opérations dans les champs.

Le désherbage pourrait en effet être priorisé pour régler le problème dès le départ et avant qu’il ne soit hors de contrôle. Il faut toutefois réfléchir au produit qu’il faudra utiliser si jamais des changements doivent être faits dans la culture semée, en raison de la température.

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RAP recommande d’effectuer le brûlage des prairies ou de réaliser certains traitements correctifs visant les vivaces, si cela n’a pas été fait à l’automne. Un herbicide non sélectif en combinaison avec un autre produit pour plus d’efficacité peut être effectué.

Si le pissenlit n’a pas été traité l’automne dernier, il faut agir avant la floraison ou après cette dernière parce que les interventions sont à ces moments plus efficaces. C’est en fait au stade bouton que les interventions atteindront le plus la cible puisqu’elles éviteront la formation de nouvelles graines (9 à 12 jours sont requis entre le début de la floraison et le moment où les graines sont dispersées par le vent).

Même si le temps presse au printemps, et encore plus cette année, le RAP fait valoir les avantages des opérations en prélevées. En premier lieu, les modes d’actions sont multipliés pour prévenir le développement de populations résistantes. « Les interventions réalisées en prélevée offrent également une bonne protection contre des conditions difficiles de traitement qui pourraient survenir au courant de la saison. En effet, les conditions météorologiques rencontrées ultérieurement ou toute autre situation imprévue pourraient empêcher la bonne réalisation des traitements de post-levée », rappelle le Réseau.

Pour le désherbage mécanique, l’efficacité est supérieure lorsque les mauvaises herbes sont au stade précoce. L’idée est d’intervenir le plus tôt possible pour contrer l’enracinement des mauvaises herbes.

En cas de changement de programme

La prudence est de mise cette année pour le brûlage à grande échelle pour la culture du maïs. Il faut mieux prévoir des produits qui seront aussi adaptés au soya ou d’autres cultures moins hâtives, si jamais le plan des champs doit être modifié parce que les conditions ne sont pas favorables sur le terrain.

 

Source: Réseau d’avertissement phytosanitaire

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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