La légionnaire passe à l’attaque

Le Réseau d’avertissement phytosanitaire (RAP) a mis en garde les producteurs contre la légionnaire uniponctuée, un ravageur des champs de maïs et de graminées. Cinq nouveaux champs ont été ravagés parfois fortement malgré des captures d’adultes en deçà des seuils d’alerte, une situation que le RAP juge préoccupante, surtout que la présente semaine pourrait être à risque de voir apparaitre des dommages plus élevés.

Voici les cas relevés et les endroits concernés :

  • Clarendon (Outaouais) : un champ de blé d’automne avec une moyenne de 21 larves (de 1 à 2 cm) saines par mètre carré et 5 % de défoliation. Les larves s’attaquent déjà à la feuille étendard.
  • Articles connexes

  • Sainte-Monique (Centre-du-Québec) : plus de 50 % de défoliation dans un champ de maïs au stade 5 feuilles.
  • La Conception (Laurentides) : les résultats du dépistage montrent que ce champ au stade 6 à 7 feuilles présente en moyenne 4 larves/10 plants.
  • Leclercville (Chaudière-Appalaches) : larves de 3 à 4 cm dans du maïs en semis direct sur retour de prairie.
  • Parisville (Chaudière-Appalaches) : autre champ de maïs en semis direct sur retour de prairie.

Comme l’Indique le RAP, les cas d’infestations depuis trois semaines ne peuvent être expliquées par l’abondance des captures d’adultes effectuées dans les pièges du réseau les plus proches de ces champs qui ont été faibles.
Les champs à risque sont ceux pourvus ou situés à proximité d’une bonne couverture de graminées (seigle d’automne, blé d’automne ou mauvaises herbes) qui ont attiré les femelles pour la ponte durant le mois de mai.

Exceptionnellement en 2017, en raison des dommages qui nous ont été rapportés et des conditions climatiques propices à l’infestation et au développement de larves saines non parasitées, on considère que les risques de dommages sont :

  • faibles avec des captures cumulatives inférieures à 20 papillons/piège;
  • modérés pour 20 à 35 papillons/piège;
  • élevés pour plus de 35 papillons/piège.

Périodes les plus critiques de risque de dommages
Dans les champs à risque, on recommande aux producteurs d’effectuer une surveillance régulière de leurs champs pour vérifier l’apparition éventuelle de dommages. Selon le modèle prévisionnel de développement des larves, c’est au cours des prochains jours que les larves vont atteindre leurs deux derniers stades de développement où elles consomment plus de 80 % de la nourriture nécessaire à leur maturation.

Le tableau de prévision peut être consulté ici.

Source: Réseau d’avertissement phytosanitaire

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires