La rouille jaune du blé se pointe le nez

Une visite dans les champs de blé par le Réseau d’avertissement phytosanitaire (RAP) a permis de constater que la rouille jaune était présente dans certains endroits de la province. Les zones où la couverture de neige a été la plus importante seraient plus à risque puisque les tiges de blé affectées n’ont pu geler. Les spores présentes à l’automne auraient donc repris leur développement au printemps.

Les régions du Lac-Saint-Jean, de la Capitale-Nationale, de Chaudières-Applaches, du Témiscamingue et de l’Outaouais sont visées par l’avis du RAP. La rouille aurait été détectée sur le blé de printemps en 2016 et sur le blé d’hiver cette année, à l’exception de l’Outaouais et du Témiscamingue pour lesquelles aucune donnée n’était disponible en 2016. Pour ce qui est de la Montérégie-Est, la rouille n’a pas été détectée cette année après une faible présence en 2016. Le centre-du-Québec est exempt du champignon pour le moment, tout comme l’an dernier.

Le RAP avertit que la rouille pourrait faire son apparition plus tard, puisque les spores peuvent être transportées sur de grandes distances par les vents, surtout les vents dominants du sud-ouest. Ainsi, des spores provenant de régions du sud-ouest de l’Ontario où des foyers d’infestation ont été observés pourraient arriver jusque dans nos régions. L’infection peut d’ailleurs survenir à n’importe quel stade de développement du blé.

Le Réseau recommande donc de faire un suivi régulier pour les deux prochaines semaines, surtout si  la température de l’air se maintient pendant plusieurs jours entre 10 et 15 °C, soit les températures optimales de développement de la rouille jaune. Cette surveillance est d’autant plus justifiée pour les cultivars classés très sensibles et extrêmement sensibles par le RGCQ. Les modèles météo prévoient d’ailleurs jusqu’au début de juillet des températures fraiches, accompagné de précipitations.

Il faut prévoir une intervention lorsque 5 % des feuilles (moyenne du champ) présentent des symptômes. Idéalement, l’application d’un fongicide foliaire homologué contre la rouille jaune doit se faire avant que 5 % de la surface de la feuille étendard (dernière feuille du haut) soit atteinte, ce qui correspond environ à quatre lésions d’au moins un centimètre.

Source: RAP

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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