La température nocturne a une forte influence sur la maturité du maïs

La photosynthèse s’arrête lorsque la température baisse sous les dix degrés

Prévoir la température constitue un exercice périlleux. Pour l’instant, il semble que les conditions des prochains jours permettront au maïs d’atteindre sa maturité physiologique en septembre. Celui-ci dosera alors 35 pour cent d’humidité et le séchage au champ s’amorcera.

Selon l’agronome Annie DesRosiers, de Pioneer, un des facteurs qui s’avéreront déterminants en plus de la température diurne et la luminosité, c’est la température nocturne. «En septembre, les journées raccourcissent et les températures diminuent, et il est donc normal que la progression du maïs ralentisse, explique-t-elle, rappelant que les températures de croissance optimales sont de 25 à 33 degrés le jours et de 17 à 23 degrés la nuit. 

«La photosynthèse s’arrête lorsque la température baisse sous les dix degrés, indique-t-elle. Selon des recherches réalisées à l’Université de Guelph, le rythme de photosynthèse diminue de 30 à 50 % durant le jour suivant une nuit froide sans gel mortel, ce qui ralentit d’autant la progression de la plante.»

«Lorsque le maïs subit plusieurs nuits froides consécutives, poursuit Mme DesRosiers, le rythme de la photosynthèse ralentira sur une plus longue période. Cela peut mener à une sénescence prématurée de la plante qui est bien visible par le développement d’un point brun à la base du grain.»

«En constatant que le haut des plants commence à jaunir, on pourrait croire qu’ils sont arrivés à maturité, ajoute-t-elle. Mais ce n’est pas le cas. Le maïs a abandonné!»

Dame Nature, que diriez-vous de nous offrir un mois de septembre comme celui de 2018?

à propos de l'auteur

Journaliste

André Piette

André Piette est un journaliste indépendant spécialisé en agriculture et en agroalimentaire.

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