Les cinq étapes d’une fertilisation réussie

La fertilisation répond à quelques grands principes de base: apporter à la culture la dose juste, au bon moment, dans de bonnes conditions, avec le bon produit et le bon outil.

 

Apporter la dose juste

La bonne dose d’azote est calculée avant de fertiliser. La méthode est relativement simple à visualiser, il s’agit de créer un équilibre entre les besoins en azote de la plante, et les fournitures en azote disponibles (sol, effluents organiques, fertilisants minéraux).

Pour calculer les besoins d’une plante, l’agriculteur dispose des références en besoins spécifiques par unité de rendement. Ces références sont les données relatives aux rendements obtenus lors de la récolte. En prenant en compte son expérience personnelle, les conditions de l’année, et les besoins spécifiques par unité de rendement, l’agriculteur peut estimer un objectif de rendement. Ces derniers ne seront pas atteint si un carence en azote est présente, ou encore un excès.

Fertiliser au bon moment

La plante, quelle qu’elle soit, n’a pas un besoin en azote linéaire dans le temps.

Attention, à chaque culture son timing de fertilisation ! Connaître les différentes phases de croissance de la culture est primordial. Si la plante connaît une carence en nutriments lors d’une période de forte croissance, le résultat sur le rendement final ne sera pas optimal.

Identifier les bonnes conditions climatiques

Les conditions climatiques ont une grande influence sur le lessivage des nitrates. L’azote apporté par les engrais minéraux est rapidement absorbé par les cultures pendant la période de croissance des plantes.

L’évaporation, ainsi que les remontées capillaires préviennent le lessivage des nitrates vers les nappes phréatiques. Cependant, dans les périodes d’inter-culture (automne-hiver) lorsque la pluviométrie est plus élevée, les pluies drainantes ont pour conséquence de mettre les nitrates hors de portée des racines des cultures.

Identifier les bonnes conditions climatiques revient donc à choisir la bonne fenêtre météo. Quelques jours sans pluies permettent une meilleure absorption de l’azote par les cultures, et une préservation des nappes phréatiques.

Utiliser un engrais de qualité (granulométrie, dispersion)

Les engrais solides ne se valent pas tous quand il est question de l’épandage. Les caractéristiques physiques ont une influence déterminante sur l’efficacité de cette opération. Dans le cas d’un épandage sur une grande surface, un engrais de mauvaise qualité va subir un éclatement du grain au moment de la projection sur la culture. Un engrais de mauvaise qualité peut aussi se traduire par une faible résistance à l’abrasion du grain, ce qui signifie la création d’une poussière inutilisable durant le transport et la manutention.

En plus de la dureté du grain, la qualité est définie selon la régularité du diamètre de chaque bille. Lors de l’épandage, il est essentiel que la projection soit homogène sur la culture pour atteindre le niveau de rendement souhaité. Dans le cas de grains de tailles différentes, la projection s’effectue plus ou moins loin selon le diamètre, certaines zones observeront donc une carence en azote, alors que d’autres seront en excès.

Cependant, un engrais de haute facture ne se suffit pas : il faut aussi utiliser un épandeur calibré selon les besoins de la culture.

Utiliser un épandeur bien réglé

Souvent négligée, la technologie de l’épandeur a un réel impact sur l’homogénéité de l’épandage, donc sur le rendement global. Alors, quelles sont les conséquences d’un épandage irrégulier ?

  • Qualité réduite et inégale
  • Chute du rendement
  • Risque de maladie plus élevé
  • Récolte plus difficile
  • Coût de séchage plus élevé

La position, la longueur, l’inclinaison et la vitesse de rotation du disque sont donc des éléments à calibrer précisément, afin d’obtenir une couverture parfaite de la surface en culture lors de l‘épandage.

En résumé, la barrière entre une fertilisation efficace et une fertilisation de précision est très fine. Les outils technologiques proposés, tant au niveau des engrais qu’au niveau des machines, permettent de tendre vers un objectif de rendement revu à la hausse. Une qualité de produits et des outils performants tendent vers une fertilisation optimale.

 

Source: Terre-net

à propos de l'auteur

La référence en nouvelles technologies agricoles au Québec.

Le Bulletin des agriculteurs

Fondé en 1918, Le Bulletin des agriculteurs traite des tendances, des innovations et des dernières avancées en matière de cultures, d’élevages et de machinisme agricole dans le but de faire prospérer les entreprises agricoles d’ici.  

Articles récents de Le Bulletin des agriculteurs

Commentaires