Pas facile pour le maïs-ensilage

L’équipe de Pioneer a repris la route cette année pour leur 2e Tournée ensilage. Du 9 au 30 septembre, des experts ont visité 23 des 40 agences que compte l’entreprise au Québec, en revisitant même parfois le même site durant la tournée. Les conseillers ont débuté par le sud-ouest du Québec à Sainte-Martine et Sainte-Barbe, jusqu’à Saint-Félicien au nord et Sainte-Anne dans l’est de la province. En tout, 510 tests ont été menés avec le HarverstLab de John Deere qui permet de connaitre le degré d’humidité des échantillons analysés grâce à un test de seulement 30 secondes.

La tournée s’est fait avec le même objectif en tête que l’an dernier, soit donner l’heure juste aux producteurs mais en couvrant plus de territoire.

Le HarverstLab  était d’autant plus utile cette année que le temps sec et chaud des dernières semaines a asséché le plant de maïs sans se traduire automatiquement par une maturation des grains, explique Marie Landry-Blais, experte en production laitière chez Pioneer qui a participé à la Tournée. « Habituellement on a une corrélation plant-épi mais ce n’était pas le cas cette année. Le défi était d’estimer la matière sèche alors que les grains n’étaient pas matures ». L’experte note que le maïs était loin d’être prêt lors de leurs premiers tests avec un retard estimé de deux à trois semaines. La demi-ligne de lait était encore bien présente dans les grains. Certains producteurs ont même envisagé un plan B si jamais le maïs-ensilage ne se prêtait pas à la récolte.

Certains sites revisités ont toutefois permis de voir que les plants avaient réduit leur retard, ce qui a fait pousser un grand soupir de soulagement a bien des producteurs. Ne restait plus alors qu’à atteindre le bon degré d’humidité, selon les modes de conservation du maïs-ensilage.

La Financière agricole a d’ailleurs indiqué qu’un écart de presque dix degrés par rapport aux normales de saison avaient été observés pour la période du 18 septembre au 2 octobre. Certaines régions n’ont pas reçu de pluie depuis trois semaines. Ces anomalies ont eu des conséquences sur les cultures, tout comme la grêle, les inondations et le froid. Dans certaines régions, les plants et les épis sont plus courts. La récolte dans le sud de la province n’a débuté qu’en fin septembre et les rendements anticipés sont moyens ou inférieurs à la moyenne.

Cette saison, encore une fois placée sous le signe des montagnes russes, a mené l’équipe à revoir avec certains producteurs leur choix d’hybride afin de minimiser les risques. La stratégie à adopter vis-à-vis le maïs-ensilage est importante fait valoir Mme Landry-Blais puisque la qualité de l’alimentation du troupeau pour 365 jours repose sur le bon choix d’hybride et les UTM disponibles. « Si un gel mortel s’était produit cette année comme en 2014, la situation aurait été catastrophique ».

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