Un biopesticide contre la fusariose

Publié: 22 septembre 2011

Le coffre à outils des producteurs va s’enrichir d’un nouvel outil pour la lutte contre la fusariose de l’épi du blé. Cette maladie, la plus dommageable dans la culture du blé, entraîne des pertes économiques considérables chaque année en affectant la qualité des grains.

La souche de champignon Clonostachys Rosea, découverte par le Dr Allen Xue, a été brevetée par Agriculture et agroalimentaire Canada (AAC). Ce mycoparasite attaque le mycélium du pathogène de la fusariose, provoquant un ralentissement de croissance et entraînant éventuellement sa destruction.

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Les essais menés à Ottawa ont démontré que C. Rosea atteignait un niveau d’efficacité comparable au fongicide Folicur pour lutter contre la fusariose pendant la saison de croissance. On évalue aussi son efficacité en traitement de semence et en application sur les résidus de culture pour restreindre l’inoculum.

Le biopesticide s’applique avec les mêmes équipements que les fongicides conventionnels. Son coût sera compétitif selon Gordon Genge, président d’ICUS, compagnie canadienne de biopesticides responsable de la mise en marché du produit.

« Avec une méthode de production efficace, nous sommes confiants de pouvoir offrir le produit à un prix moindre que les fongicides actuellement disponibles », dit M. Genge.

Une équipe constituée de Gordon Genge, d’Allen Xue et du docteur Tobias Laengle, du Centre de lutte antiparasitaire d’AAC, travaille à la soumission du dossier d’homologation auprès des autorités fédérales. Les producteurs peuvent espérer une disponibilité de ce nouveau biopesticide pour la saison 2014.