Canola : date et dose de semis pour réussir

La date et la dose de semis ont une grande influence sur le rendement et la qualité du canola. Un projet de recherche, mené par le Dr Bao-Luo Ma d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, a identifié les meilleurs pour l’est du Canada. Il a étudié sept sites au total : deux au Québec (Sainte-Anne-de-Bellevue (Université McGill) et Saint-Augustin-de-Desmaures (Université Laval)), deux en Ontario (Guelph et Ottawa) et d’autres sites dans les Maritimes.

Trois dates de semis (hâtif, intermédiaire et tardif) et trois doses de semis (2,5, 5 et 7,5 kg/ha) composaient les différents traitements à chaque site. Le cultivar InVigor 5440 était utilisé pour tous les sites. Les données recueillies en 2011 et en 2012 ont été utilisées pour bâtir un modèle de recommandation. Le chercheur a poursuivi les parcelles en 2013 et 2014 sur le site d’Ottawa pour valider le modèle.

La première conclusion de ce projet confirme l’importance de la date de semis et que cette dernière est spécifique à chaque site. Par exemple, la date idéale est le 26 avril à Sainte-Anne-de-Bellevue, mais le 11 mai à Saint-Augustin-de-Desmaures. Le risque élevé d’infestation d’altises tôt en saison explique la date plus tardive à Saint-Augustin. Toutefois, un semis trop tardif peut réduire le rendement et la qualité du canola. Des températures supérieures à 29 oC peuvent causer l’avortement des fleurs et réduire la qualité du pollen. De plus, la recherche a démontré que les semis hâtifs augmentent le contenu en huile des graines de canola. Donc, même sans augmentation de rendement, cette plage de semis est avantageuse. Mais les résultats obtenus une année à Sainte-Anne-de-Bellevue ont échappé à la règle. « Les dommages causés par les altises ont affecté le point de croissance et des branches secondaires sont apparues. La maturité plus tardive des graines provenant de ces branches a réduit le contenu en huile », explique le Dr Ma.

La deuxième conclusion du projet favorise une dose de semis de 5 kg/ha pour la plupart des situations rencontrées dans l’est du Canada. Toutefois, le chercheur recommande aux producteurs d’augmenter légèrement la dose de semis si les conditions froides prévalent au moment du semis pour compenser une germination ou une émergence plus faible.

Le modèle développé pour calculer la bonne date de semis est basé sur la moyenne de 30 ans des températures minimums en avril et en mai pour chaque site. Les producteurs peuvent utiliser la date recommandée pour le site le plus près de la ferme ou utiliser l’équation du Dr Ma pour personnaliser leur recommandation.

Source : Top Crop Manager

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