Ligne de temps

Une autre façon de faire les choses… dans les prairies

*La plupart des implantations de plantes fourragères se font au printemps, mais depuis quelques années, plusieurs producteurs optent pour une nouvelle stratégie d’implantation de plantes fourragères : les semis tardifs d’été. Cette stratégie permet de récolter une première coupe d’excellente qualité le printemps suivant. Cependant, ce choix d’ensemencement sera tributaire de la météo ! La pluviométrie entourant la date de semis fera que le projet sera viable ou non.

Le désherbage sera la clé du succès. Faire un désherbage total avant de semer est primordial. Par la suite, le gel d’automne s’occupera du reste! En utilisant cette stratégie d’implantation tardive, la pression de mauvaises herbes sera moins élevée.

Voici quelques objectifs pour avoir du succès :

-Semer 6 à 8 semaines avant les premiers gels d’automne si possible. La date de semis maximum variera donc d’une région à l’autre.

-La luzerne, par exemple, devrait atteindre 15 à 20 cm de hauteur dans un monde idéal avant la fin de la période de croissance végétative.

-Le sol devrait avoir les caractéristiques idéales pour recevoir vos plantes fourragères (pH, drainage, richesse de sol, etc).

-Un bon lit de semis est primordial. Pas trop meuble, ni trop profond. Référez-vous à cet article pour plus de détails.

-Respectez les doses de semis recommandées et utilisez des semences de qualité.

-N’utilisez pas de plante abri annuelle et ne récoltez pas l’année du semis !

Si c’est possible, le printemps suivant l’implantation, il serait préférable de récolter ce champ parmi les derniers (en respectant les stades de récolte demandés). Ceci permettra une bonne implantation du système racinaire ainsi qu’une meilleure capacité de stockage des réserves. De plus, en utilisant cette pratique, vous serez pro-actif sur la récolte de l’an prochain.

La qualité du fourrage récolté de cette façon devrait être excellente ! Vos vaches seront vous le dire ! Bons semis tardifs.

*Texte réalisé en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères. Les propos exprimés dans le texte relèvent toutefois de l’auteur et n’engagent pas le CQPF.

 

à propos de l'auteur

Commentaires