À l’ère des contrôleurs intelligents: le Maximus

Les bâtiments d’élevage sont maintenant dotés de véritables ordinateurs qui peuvent contrôler à peu près tout: ventilation, chauffage, éclairage, alimentation, abreuvement, alarmes et même les données d’élevage.

Dans une série de trois articles, découvrez les caractéristiques de trois contrôleurs intelligents testés par trois producteurs. Dans ce deuxième article, apprenez ce que Emerick Savoie pense de son expérience avec le Maximus.

Emerick Savoie a été attiré par l’interface du Maximus.

Emerick Savoie a été attiré par l’interface du Maximus.

Lorsqu’il a acheté sa porcherie à Sainte-Hélène-de-Bagot l’hiver dernier et qu’il est devenu par le fait même éleveur de porcs, Emerick Savoie a dû apporter des modifications à ses installations. « Il fallait changer le contrôle et le filage parce que les fans étaient mal balancés », raconte-t-il. Tant qu’à choisir un système de contrôle, il a opté pour celui qui l’intéressait le plus, le Maximus. « J’aimais beaucoup l’interface », dit-il. Il aime beaucoup la vue d’ensemble que lui offre le Maximus. Emerick apprécie aussi la flexibilité que lui offre le système. S’il a une sortie entre amis, il n’a qu’à regarder sur sa tablette pour voir si tout va bien. Si c’est le cas, il fera sa tournée plus tard en soirée ou le lendemain matin.

Après un premier lot complété, Emerick se sent déjà à l’aise avec le système. Sur le tableau de bord, la température, l’eau et la moulée sont les trois principaux paramètres utilisés par les producteurs de porcs. Un producteur peut aussi inscrire des courbes d’alimentation. Grâce aux données disponibles dans le nuage, il peut même donner accès au système à distance à ses conseillers, comme son vétérinaire. Le Maximus offre cependant d’autres modules selon les besoins de la ferme et la production: porc, volaille ou laitier. C’est le cas notamment de l’ajustement de l’éclairage qui est essentiel en production de volaille.

Parmi les fonctions du Maximus, Emerick apprécie beaucoup l’alerte pour la distribution de moulée. Un œil magique installé à la dernière trémie permet au système de savoir si celle-ci est pleine ou non. Si elle n’est pas pleine après le temps normal pour remplir toutes les trémies, une alarme se déclenchera. Emerick en sera averti sur son cellulaire. Emerick opère aussi la porcherie de son père, effectue des contrats de déneigement, en plus d’avoir bientôt une troisième porcherie à gérer et bien d’autres tâches encore. Il veut donc être informé en temps réel de tout problème.

Au moment de la visite, Emerick était en train d’installer des balances à silo. Il aura ainsi une estimation précise de la moulée restante dans les silos. Il prévoyait aussi doter sa nouvelle porcherie avec le Maximus pour n’avoir qu’un seul système. D’autres fonctions pourront être installées dans son contrôleur, mais pour l’instant, Emerick s’en satisfait pleinement.

L’entreprise Maximus est basée à Saint-Hubert, au sud de Montréal. Elle a été créée par d’anciens développeurs de la compagnie Thevco, rachetée par GSI Électronique. Le produit a été lancé il y a quatre ans. « On dit qu’il est modulable », explique le directeur développement stratégique, Patrice Guillet. Le système s’adapte donc selon les besoins des clients. Il permet de contrôler jusqu’à 10 chambres. Et pour les entreprises qui regroupent plusieurs productions, il est possible d’incorporer toutes les productions dans le même système. Des sondes de gaz carbonique et d’ammoniac peuvent aussi être ajoutées.

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à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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