La consommation de viande pas à la veille de ralentir

Le véganisme est à la mode et ce mode d’alimentation fait de plus en plus adeptes, particulièrement chez les jeunes. Les raisons sont multiples que ce soit pour des raisons de santé ou d’environnement. Mais la consommation de viande est-elle réellement à la baisse?

La BBC a examiné les plus récentes informations de l’ONU sur l’alimentation et l’agriculture. Conclusion? La consommation de viande est cinq fois plus importante aujourd’hui qu’elle l’était dans les années 60. Elle est passée de 70 millions de tonnes à 330  millions de tonnes en 2017.

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La principale raison est que la population mondiale a plus que doublé pendant cette période. De trois milliards, le nombre d’individus sur la planète  est de 7,6 milliards.

L,autre explication réside dans l’amélioration des revenus disponibles. Les gens sont devenus plus riches avec une augmentation de 300% des revenus moyens à l’échelle du globe durant la même période.Et qui dit plus d’argent dit plus de consommation de viande. À mesure que les populations des pays se  sont enrichies, elles se sont mises à manger plus de viande.

Les États-Unis et l’Australie arrivent en tête de liste des plus gros consommateurs de viande, suivis de la Nouvelle-Zélande et de l’Argentine avec plus de 100 kg par personne par année, ce qui représente environ 50poulets et la moitié d’un bœuf. La plupart des pays de l’ouest consomment de grandes  quantités de viande, soit entre 80 et 90 kg par personne, ce qui est le cas du Canada. Dans d’autre pays, la consommation reste faible et a peu bougé dans les dernières décennies, comme au Kenya et en Inde.

Au Brésil,la consommation a explosé du double depuis les années 90. Même scénario en Chine  où la consommation de viande était de moins de 5 kilos par personne à la fin des années 60 alors qu’elle  a triplé depuis la fin des années 80 pour atteindre plus de 60 kilos par personne.

Et bien qu’il est beaucoup question d’un désintérêt de la viande chez les occidentaux, la consommation a atteint presque un sommet en plusieurs décennies aux États-Unis, un portrait qui est similaire en Europe, selon la BBC. Ce qui a changé est surtout la popularité de chacune des viandes. Les viandes rouges diminuent tandis que le poulet augmente. La volaille représente la moitié de la consommation de viande aux États-Unis contre le quart dans les années 70.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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