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Producteurs restaurateurs

Pour ouvrir un restaurant dans un village de 3500 habitants, il faut avoir de l’audace. Pour réussir dans ce contexte à un point tel que l’établissement doit être agrandi, il faut être visionnaire et avoir la fibre entrepreneuriale.

Fils de commerçant d’animaux, Guy D’Anjou n’en manque pas. En 1974, il suit les traces de son père. Aujourd’hui, Transport Guy D’Anjou possède 16 camions pour le transport d’animaux.

En 1980, une première ferme est achetée dans le but de loger les animaux en transit. Quelques années plus tard, il commence la semi-finition de 75 veaux d’embouche. Au début des années 1990, une nouvelle ferme est acquise et un parc d’engraissement y est installé. Aujourd’hui, la ferme D’Anjou et fils, de Saint-Agapit en Chaudière-Appalaches, met en marché 4000 bouvillons finis par année.

Reconstruire

L’histoire du restaurant ouvert il y a à peine deux ans et demi est peu banale. Guy D’Anjou contacte son conseiller à son institution financière pour ses affaires courantes. Le conseiller lui tend une perche : « Ça ne te dirait pas d’acheter le restaurant de madame Unetelle? », lui demande-t-il. Le restaurant fonctionne bien, mais la propriétaire doit vendre. « Non, je ne suis pas restaurateur », répond aussitôt l’homme d’affaires.

De retour à l’entreprise, son fils Jean-François, copropriétaire de la ferme, voit les choses autrement. Il convainc son père d’acheter le commerce. Guy D’Anjou et ses fils commencent à rêver à leur restaurant : faire de l’endroit une grilladerie où l’on mange la viande produite à la ferme. Ils entreprennent la rénovation du bâtiment. Mais les travaux sont trop importants. Il vaut mieux tout démolir et reconstruire.

Un bon steak

Le fait de devoir reconstruire ne les arrête pas, au contraire. Guy D’Anjou rêve d’un restaurant où il pourrait manger un bon steak comme il les aime. Une bonne portion de viande tendre, juteuse et goûteuse. Pour cela, il n’y a rien comme un bœuf Angus AAA, reconnu pour son persillage et maturé pendant plus de 30 jours.

Retrouvez la suite de cet article dans le numéro de décembre du Bulletin des agriculteurs.

Dans la vidéo suivante, Jean-François D’Anjou nous explique ce qui distingue la viande servie à leur restaurant Angus Zone et vendue à leur boucherie Les Viandes de chez nous.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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