Un nouveau code de pratique des poules pondeuses effectif maintenant

Publié: 28 mars 2017

Après cinq ans de travail, un nouveau code de pratiques pour les poules pondeuses entre en vigueur. Le Code établit dorénavant un cadre de 15 ans pour procéder à une transition vers des logements alternatifs aux systèmes conventionnels. La démarche s’inscrit avec celle faite un an plus tôt par les Producteurs d’œufs du Canada février 2016.

La Fédération des producteurs d’œufs du Québec (FPOQ) se dit satisfaite de la version finale du Code dévoilée lundi par le Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE). Il correspond selon la FPOQ à un travail rigoureux, en plus d’être un outil de référence qui contribuera au bien-être animal des poules pondeuses, en lien d’ailleurs avec les orientations formulées par la Fédération dans les dernières années.

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Lors de la construction de la nouvelle étable pour les vaches en lactation, à droite, Yan et Ysabel Jacobs, et leur mère Marian Ghielen de la Ferme Léo Jacobs et fils ont aussi construit un site d’entreposage et de fabrication des aliments pour eux, mais aussi pour trois autres fermes de la famille. L’ancienne étable de la ferme derrière loge les vaches de Gestion Jean Jacobs, le père de Yan et d’Ysabel, ainsi que les vaches taries et la relève de la Ferme Léo Jacobs. À gauche, on voit la Ferme Ty-D, propriété de Tyler Doiron, le conjoint d’Ysabel. La Ferme New Jersey de la sœur d’Ysabel, Laurie, et de son conjoint Mathieu Jalbert est située à une dizaine de minutes de là.

Groupe Jacobs: une famille, quatre fermes, un site d’entreposage d’aliments

La famille Jacobs dans Portneuf compte sept propriétaires pour quatre fermes. Au moment de construire pour l’entreposage et la fabrication des aliments, ils ont décidé de miser sur leur force: l’esprit d’équipe.

La révision du Code de pratiques a été effectuée par un comité formé d’une vingtaine d’experts, composé de vétérinaires, transporteurs, producteurs agricoles, détaillants, chercheurs, organismes voués au bien-être animal et représentants gouvernementaux.

« Nous nous sommes engagés à ce que la moitié des poules soit transférée hors des systèmes conventionnels d’ici huit ans au Canada. Pour le Québec, je peux vous assurer que cela sera chose faite d’ici quelques années puisqu’à l’heure actuelle, plus de 30 % des oiseaux sont déjà dans des systèmes alternatifs et la transition continue », a indiqué le président de la FPOQ, Paulin Bouchard. Lui-même a débuté l’été dernier la production d’œufs de poules élevées en liberté dans un établissement de 21 000 poules pondeuses.

« Nous sommes d’avis que ce Code renouvelé représente l’aboutissement d’un travail rigoureux réalisé par l’ensemble des acteurs de la filière des œufs de consommation au Canada. Il représente un outil de référence scientifiquement éclairé qui contribuera à l’amélioration continue de la manière dont les producteurs d’œufs prennent soin de leurs poules pondeuses. De plus, il s’arrime parfaitement avec les orientations prises en matière de bien-être animal par la Fédération des producteurs d’œufs du Québec au cours des dernières années », a déclaré M.Bouchard.

 

La version finale du Code est disponible à cette adresse :http://www.nfacc.ca/codes-of-practice/poultry-layers.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Céline Normandin

Céline Normandin

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.