Vétérinaires et pareurs d’onglons doivent travailler ensemble pour réduire les boiteries

Selon le professeur titulaire André Desrochers de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, le travail en équipe est essentiel entre le vétérinaire, le pareur d’onglons et les autres professionnels afin de réduire les incidences de boiterie. «Nous avons toujours dit que le pareur d’onglons est au centre parce qu’il collecte les données, et des données pas faciles à récolter, dit-il. Nous avons dit aux pareurs qu’ils doivent travailler en équipe. Chacun des intervenants est une pièce du casse-tête.»

PROJET PILOTE

Un projet pilote coordonné par Valacta, la Faculté de médecine vétérinaire, l’Association des pareurs d’onglons et Les Producteurs de lait du Québec a permis de collecter les données provenant de 24 pareurs d’onglons depuis 2015. Le logiciel Hoof Supervisor a été traduit et utilisé.

De plus, une équipe de Valacta l’a rendu compatible avec leur logiciel, ce qui a amélioré la collecte. Le projet pilote tire à sa fin et certains pareurs d’onglons pourraient cesser de l’utiliser, ce qui serait un pas en arrière. Présentement au Québec, et même au Canada, ce logiciel est utilisé presque exclusivement par des pareurs professionnels.

«Il est peu répandu parce qu’il est relativement coûteux», dit André Desrochers. Effectivement, le logiciel coûte de 3500 $US à 6000 $US, selon les options choisies. En plus du logiciel, le pareur doit acheter une tablette résistante aux conditions difficiles des étables laitières et de la pratique du parage. «Comme outil, c’est excellent pour ceux qui veulent améliorer la santé des onglons», dit le professeur. Le Hoof Supervisor n’est pas le seul logiciel, mais il a l’avantage d’être convivial, complet et disponible en français.

«Avec ProAction, on n’a pas le choix d’agir et de diminuer les boiteries, et ça passe par la santé des onglons, dit André Desrochers. Hoof Supervisor n’est pas la seule solution. C’est d’avoir un outil pour faire le suivi qui est important.» Les boiteries font partie des trois grands problèmes de santé des troupeaux laitiers, avec les problèmes de la glande mammaire et de la reproduction. Tout comme les autres coordonnateurs du projet pilote, André Desrochers espère que la collecte de données se poursuivra.

Cet article est un extrait de l’article Ensemble, pour réduire les boiteries paru dans Le Bulletin des agriculteurs d’avril 2018.

 

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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