Croissance prévue pour les machineries liées aux fourrages

La demande et le manque de main-d'oeuvre devraient soutenir le marché

Selon un rapport sur le marché des machines agricoles pour le fourrage et l’ensilage, ce dernier devrait enregistrer un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 3,74% sur une période de prévision de cinq, allant de 2018 à 2023, rapporte le Independant Telegraph.

L’Europe devrait connaître une croissance plus rapide du TCAC en raison d’une augmentation de ses commandes en machineries agricoles, tant nationales qu’internationales. La popularité grandissante de l’équipement agricole fourrager tient à deux éléments, soit la productivité accrue et une plus grande facilité à exécuter les divers travaux.

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L’augmentation du cheptel et sa demande en aliments sont les principaux moteurs du marché. Le secteur de l’élevage et l’industrie des machines de fenaison et fourragères sont interdépendants et se développent en tandem.

« Au fur et à mesure que le monde connaît une augmentation constante des taux de consommation de produits d’élevage, cette tendance pousse les agriculteurs à produire davantage de plantes fourragères pour répondre à la demande croissante d’aliments pour animaux », indique le rapport.

C’est pourquoi l’Europe, qui est l’un des principaux producteurs de plantes fourragères au monde, est vue comme un marché en croissance. Il est probable, selon les analystes, que les machines fourragères seront de plus en plus utilisées dans les cultures fourragères d’ici 2023.

Dynamique du marché

Le rapport ajoute que « la pénurie de main-d’œuvre en Amérique du Nord, en Europe et dans d’autres pays fortement urbanisés est susceptible de déployer ces mécanismes au cours de la période de prévision pour améliorer leur économie agricole ».

Le coût élevé des machines et l’impossibilité d’accéder à du crédit sont l’une des principales contraintes des pays en développement. Toutefois, la demande pour ces machines ou ces équipements connaîtrait une augmentation dans les pays en développement tels que la Chine, l’Inde et le Brésil du fait des subventions publiques accordées dans ces pays.

Dans le pire des scénarios, comme des prix bas pour les produits de base, les agriculteurs pourraient décider de ne pas acheter d’équipement. Des prix raisonnables pourraient augmenter les ventes de machines de fenaison et de fourrage principalement dans les pays en développement d’Asie-Pacifique et d’Afrique. Les analystes donnent comme exemple l’Afrique du Sud où récemment, les investissements industriels ont atteint leur maximum pour renforcer l’économie ainsi que les infrastructures.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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