Des résultats significatifs pour les céréales biologiques et sans gluten

L’objectif était d’évaluer le rendement des légumineuses et leur impact sur le rendement, la qualité nutritive et commerciale de l’avoine nue et du sarrasin noir. Le choix des légumineuses pour le Bas-Saint-Laurent se limite généralement au pois sec.

L’avoine nue peut produire un rendement comparable à l’avoine vêtue

C’est un fait, l’étude a mis en évidence que l’avoine nue, en particulier la variété Gehl, peut produire un rendement comparable à l’avoine vêtue. On constate également que le pois sec permet d’obtenir un rendement intéressant en plus d’influencer positivement le rendement et la qualité de l’avoine nue et du sarrasin noir.

Parmi les constats pour le sarrasin noir, notons que l’offre de cultivars est limitée pour les producteurs. De plus, le rendement et la qualité du sarrasin noir sont très variables et sont grandement influencés par les conditions climatiques et les caractères intrinsèques du champ.

Le projet de recherche souhaitait également déterminer les risques potentiels de contamination au champ. « Les risques sont multiples et la contamination demeure un enjeu. En plus de la présence de céréales avec gluten observée sur les sites, la contamination peut également provenir de la semence, des équipements, des matières organiques, des précédents culturaux, des machineries de récolte, des silos, des oiseaux, etc. », explique Lise Dubé, agronome chez Ferti-Conseil et responsable du projet pour le Club de gestion des sols du Témiscouata.

Dans le futur, on souhaiterait pouvoir déterminer, par analyse de laboratoire, l’impact de cette contamination observée au champ, et valider si l’adoption d’un cahier de charges par les producteurs pourrait mieux les outiller pour diminuer les risques de contamination au gluten.

Des opportunités à saisir pour les agriculteurs de la région

Au Bas-Saint-Laurent, l’éloignement des marchés, l’absence d’acheteurs locaux et de débouchés, ne stimulent pas les producteurs à investir dans des équipements de conditionnement nécessaires à ce type de marché, ni à consacrer plus de superficies dédiées aux marchés de spécialités.

Cependant, bien que ces constats freinent le développement de la production de céréales biologiques sans gluten, le climat frais, la disponibilité de terres et les résultats de cette étude pourraient favoriser l’établissement d’exploitations agricoles dédiées aux cultures sans gluten.

Un regroupement de plusieurs producteurs, intéressés à développer ce marché, pourrait également stimuler l’offre régionale et créer des débouchés intéressants puisque les produits sans gluten sont très populaires et représentent un marché en pleine expansion.

Le Club de gestion des sols du Témiscouata, qui soutient les agriculteurs dans la mise en œuvre de pratiques agricoles durables, remercie ses partenaires. Ces travaux ont été réalisés grâce à une aide financière du Programme du soutien à l’innovation en agroalimentaire du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, en vertu de l’entente Canada-Québec Cultivons l’avenir 2.

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