2 coops agricoles québécoises parmi les plus grosses au monde

Les 300 premières coopératives accumulent un chiffre d’affaires de 2,2 trillions USD, soit l’équivalent de la 7e économie mondiale.

L’Alliance coopérative internationale publie son Moniteur Mondial des Coopératives 2014, son rapport statistique mondial sur l’économie coopérative et mutuelle. Le Moniteur classe les 300 premières coopératives selon leur chiffre d’affaires, ainsi qu’en fonction du rapport entre le chiffre d’affaires et le PIB par habitant. Il lie ainsi le chiffre d’affaires au pouvoir d’achat du pays où les coopératives sont implantées, ce qui permet d’établir des comparaisons.

Les 300 premières entreprises coopératives et mutuelles représentent un chiffre d’affaires de 2 205,7 milliards USD (secteur bancaire 153,1 mds, secteur des assurances 1 024,3 mds, autres 1 028 mds). Présentes dans 26 pays, les trois secteurs principaux dans lesquels les 300 coopératives concernées sont actives sont les suivants : assurances (41%), agriculture et alimentation (27%), vente de gros et au détail (20%). Viennent ensuite l’industrie et les services (5%), le secteur bancaire et les services financiers (4%), les soins de santé et le secteur social (1%) et les autres secteurs (2%).

Dix entreprises coopératives canadiennes, dont cinq québécoises, se démarquent dans le Top 300 des coopératives les plus importantes sur la planète :

  • Desjardins – 41e rang
  • Federated Cooperatives Limited – 58e rang
  • La Coop Fédérée – 102e rang
  • Agropur  – 130e rang
  • SSQ Groupe financier – 157e rang
  • The Co-operators – 161e rang
  • Waeanesa Mutual – 181e rang
  • United Farmers of Alberta Co-operative Limited – 207e rang
  • The Economical Insurance Group – 234e rang
  • La Capitale – 269e rang

La coopérative qui occupe la première place dans le Moniteur de cette année est l’assureur japonais Zenkyoren (avec un chiffre d’affaires de 77,61 mds USD). Le groupe français Leclerc passe de la 7e à la 5e position. L’Allemand Edeka Zentrale remonte quant à lui de la 13e à la 10e place. L’assureur américain State Farm Group conserve sa quatrième place. L’espagnol Mapfre gagne une place, se classant ainsi 19e, tout comme Migros, 20e cette année. Le néerlandais Rabobank effectue un bond de 10 positions, passant de la 45e à la 35e position. La meilleure progression revient à la coopérative agricole suédoise Lantmännen, qui grimpe de la 263e à la 88e place.

Outre le classement des 300 premières coopératives, Le Moniteur vise aussi à collecter des données économiques et sociales sur les coopératives à travers le monde afin de démontrer leur existence mondiale et la viabilité du modèle comme solution alternative au modèle, traditionnellement dominant, de l’entreprise privée à but lucratif. Au total, 1926 coopératives sont reprises dans la base de données du Moniteur, avec cette année une participation accrue des pays d’Afrique et d’Asie par rapport aux années précédentes. En effet, depuis 2013, 16 nouveaux pays ont été ajoutés à la base de données.

Parmi ces 1926 coopératives reprises dans le Moniteur, 1313 ont un chiffre d’affaires de 100 millions USD, et couvrent 50 pays. 24% d’entre eux sont des assurances, 17% sont des coopératives agricoles et alimentaires, suivi par des coopératives de commerce de vente en gros et au détail (17%). Les coopératives liées à l’industrie et aux services représentent quant à elles 4%, 2% fournissent des services bancaires et financiers et 1% d’entre elles sont actives dans le secteur de la santé, laissant 4% aux secteurs « autres ».

Gianluca Salvatori, le PDG d’Eurisce a déclaré : « L’objectif principal du Moniteur est de donner une représentation multidimensionnelle du panorama des coopératives et des mutuelles dans le monde entier en se basant non seulement sur le chiffre d’affaires mais aussi sur la valeur sociale. A l’échelle mondiale, les plus grandes coopératives contribuent au bien-être des pays où elles sont actives en termes d’emploi, d’installations, etc. D’après ce que j’ai pu observer, le secteur des coopératives est en croissance constante et est capable de faire face à la crise financière mondiale. »

Les données ont généralement été récoltées par le biais d’un questionnaire en ligne envoyé directement aux organisations coopératives et mutuelles. Ces données ont ensuite été intégrées aux bases de données existantes et à d’autres informations fournies par des associations nationales, des instituts de recherche, des organisations sectorielles, etc.

Télécharger le Moniteur Mondial des Coopératives édition 2014

 

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