Ligne de temps

À côté de la track!

Notre maïs arrive à sept feuilles. La majorité des agriculteurs autour de nous ont terminé leurs applications de post-levée dans le maïs. Nous, on commence seulement à y penser. Qu’est-ce que tu brettes Paul? J’attends le plus longtemps possible, question d’éliminer les pertes par lessivage et j’attends aussi d’avoir assez de chaleur pour que nos tests de présence d’azote dans le sol soient valables.

À voir aller les gens autour de moi à fond la caisse, j’ai l’impression d’être complètement à côté de la track. Coup donc, y as-tu un party quelque part? Je vieillis j’imagine. Je deviens branleux ou au contraire, je m’assagis?

Pourtant, on parle régulièrement d’applications à taux variable. Une des bonnes façons d’y arriver à mon avis, c’est d’être assez patient pour au moins prendre le temps d’avoir une idée de ce que notre sol a dans le ventre. Du maïs avec des précédents trèfles qui donnait environ 3,7 t/ha de matière sèche l’automne dernier. Une année sèche en plus, on pourrait économiser de l’azote. Quelque 60 unités de N au semis et pourtant le maïs a une très belle couleur. Ça prend de la chaleur, c’est tout et en un rien de temps, il passe au vert foncé.

On prépare nos bandes de test d’évaluation de nos sols paresseux en faisant varier nos doses de 50-100-150-200-250, on répète quatre fois, pour obtenir des données statistiques. D’après notre historique, je parie sur la bande 150 N total.  Pas encore assez confiant pour valider l’essai sur l’ensemble de la ferme, mais si cette année confirme la règle, je pourrais très bien sortir encore plus à côté de la track. C’est parfois inquiétant, énervant, déstabilisant, mais j’ai toujours pensé que pour savoir si un virage se prend à fond, on doit l’essayer… À FOND! Au risque de sortir à côté de la track! Je suis agriculteur!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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