On ne peut pas gérer la quantité de pluie qui tombe mais on peut mieux la conserver

Avec 37 mm de pluie pour les mois de mai et juin on est loin des 140 mm en 2019 et les 128 mm en 2018.

Avec 37 mm de pluie pour les mois de mai et juin….. on est bien loin des 140 mm en 2019 et les 128 mm en 2018. Euhhh c’est 70% moins d’eau! C’est certainement arrivé dans le passé, mais avec les changements climatiques on verra de plus en plus de situations de ce genre. On pense que nos sols sont prêts avec le semis direct,  car on perd moins d’eau…..Mais cette année tout fonctionne à l’envers.

Le trèfle en intercalaire du blé d’hiver n’a pas poussé, les herbicides fonctionnent mal et les cultures sont au ralenti. Et dire qu’on se croyait parti pour la gloire avec un printemps supposément parfait alors que les semis se sont exécutés en un temps record. On a une certaine humidité dans le sol, mais les plantes sont stagnantes en surface. Je reste optimiste pour le maïs et le soya. Même le blé d’hiver semble se tirer d’affaire. Mais comme vous tous on attend la pluie. Pas besoin de rendez-vous ni de précaution de distanciation sociale.

Awoueye arrive qu’on puisse respirer! Par contre, j’ai peur que ce soit déjà trop tard pour le blé de printemps et nos petits pois verts qui sont en fleurs depuis dimanche…… Je sens qu’on se dirige à l’abattoir ??

On fait du mieux qu’on peut et on prend des notes, on observe et on se pose des questions sur comment on pourra être plus prêt la prochaine fois.  Il faut dire qu’on peut s’ajuster, inventer, changer notre façon de faire, mais au final ça prend quelques éléments de base pour  réussir. On ne peut gérer la quantité de pluie qui tombe, mais on peut surement encore mieux la conserver et peut-être commencer à intégrer des  cultures qui consomment moins d’eau dans notre système de culture.

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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