186 millions de dollars de plus pour le secteur agricole et agroalimentaire

Québec, le 28 mars 2000 – Pour l’année 2000-2001, les crédits alloués au secteur de l’agriculture et de l’alimentation (secteur des pêches exclu) seront de 700,7 millions de dollars. Il s’agit d’une augmentation de 186 millions de dollars par rapport aux crédits 1999-2000 et représente une croissance de l’ordre de 36%.







« Le gouvernement du Québec a toujours soutenu les producteurs agricoles, ma volonté est de le faire encore mieux en modernisant les outils financiers qui sont à leur disposition », de dire le ministre Trudel.


Tous les programmes réguliers du ministère sont reconduits et dotés de crédits suffisants pour répondre aux besoins du secteur lesquels inclus, notamment, le respect de l’entente de partenariat sur les services-conseils. Ainsi, si on exclut les programmes d’assurance et de financement, l’aide directe accordée aux entreprises agricoles passe de 123,6 à 139,6 millions de dollars.

La hausse des crédits dévolus au ministère s’explique, pour l’essentiel, d’une part, par l’augmentation des besoins budgétaires au programme d’assurance-stabilisation des revenus agricoles et d’autre part par celle du programme de remboursement des taxes municipales et scolaires dont la croissance reflète la hausse marquée de la valeur foncière provoquée par l’augmentation du prix des terres agricoles depuis quelques années.

Des crédits totalisant 307,8 millions de dollars ont été alloués au programme d’assurance-stabilisation des revenus agricoles. La croissance de ce programme est attribuable à trois facteurs principaux à savoir, la mauvaise conjonture des prix dans les secteurs du porc et des grains au cours des deux dernières années, la modification du calendrier de paiement gouvernemental dans le régime des grains et, finalement, un accroissement de près de 9 millions de dollars résultant du règlement de l’automne 1998 dans le secteur porcin. Le redressement actuel des prix pour certaines productions, notamment dans le porc, laisse entrevoir une meilleure perspective pour l’an prochain.

L’objectif du programme d’assurance-stabilisation des revenus agricoles est de réduire l’effet des importantes fluctuations des cycles de l’économie agricole sur le revenu des entreprises. De par la nature même du programme et compte tenu de son objectif, le niveau de ses besoins budgétaires connaît des variations importantes.

Cette situation affecte les décisions des productrices et producteurs agricoles quant aux importants investissements qu’ils ont à effectuer. Deuxièmement, elle rend aussi difficile la gestion du programme à l’intérieur d’un contexte budgétaire gouvernemental serré.

Les consensus issus de la Conférence sur l’agriculture et l’agroalimentaire et ceux du Rendez-vous des décideurs de 1998 et 1999, ont mis en lumière la nécessité de revoir l’ensemble des instruments financiers (assurances et financement) destinés au secteur agricole. Le gouvernement du Québec s’est alors dit prêt à étudier la possibilité de s’engager financièrement sur plusieurs années dans la mesure où de nouveaux programmes de sécurité du revenu soient : définis sur la base du revenu global, compatibles avec les accords sur le commerce international et accessibles à toutes les entreprises. En outre, il a été convenu d’introduire une nouvelle dynamique de gestion conjointe de ces instruments financiers.

Lors du Discours sur le budget, le gouvernement du Québec a confirmé un engagement financier de 300 millions de dollars par année, sur sept ans, pour un total de 2,1 milliards de dollars. Cette enveloppe sera réservée au financement des outils financiers propres à la gestion des risques dans le secteur agricole. Elle couvrira l’ensemble des interventions du gouvernement du Québec aux plans du financement et des assurances agricoles à compter de l’année financière 2001-2002 et s’ajoutera à la participation financière déjà consentie par les productrices et producteurs à ces outils, ainsi qu’à celle du gouvernement fédéral.

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, monsieur Rémy Trudel, a tenu à rappeler que « le gouvernement du Québec respecte ses engagements envers le monde agricole et agroalimentaire, et cela, tout particulièrement dans les moments difficiles qu’ont parfois eu à traverser les entreprises de ce secteur. Les crédits 2000-2001 en sont un autre exemple. »

« Le gouvernement du Québec a toujours soutenu les producteurs agricoles, ma volonté est de le faire encore mieux en modernisant les outils financiers qui sont à leur disposition », de conclure le ministre.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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