2015, Année internationale des sols

L’Organisation des Nations unies (ONU) a donné le coup d’envoi à l’Année internationale des sols (AIS) le 5 décembre, date elle-même décrétée Journée internationale des sols. L’ONU et la l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (plus connue sous le sigle de FAO) ont l’intention de souligner de différentes manière l’année 2015 sous le thème des sols afin de sensibiliser à l’importance «des sols sains pour une vie saine», et de faire la promotion d’une gestion durable des sols, une priorité aboslu devant l’état actuel des sols à l’échelle planétaire.

La FAO estime qu’un tiers de tous les sols sont dégradés en raison de l’érosion, du tassement, de l’imperméabilisation, de la salinisation, de la diminution de la matière organique, de l’épuisement des nutriments, de l’acidification, de la pollution et d’autres phénomènes causés par des pratiques de gestion non durable des terres. L’organisme rappelle que mille ans peut être nécessaire pour former un centimètre de sol

« Des sols sains sont indispensables pour la production alimentaire mais nous n’accordons pas assez d’attention à cet allié silencieux », met en garde la FAO dans un communiqué. « Des sols sains sont non seulement à la base de la nourriture, des combustibles, des fibres et des produits pharmaceutiques mais ils sont également essentiels pour nos écosystèmes car ils remplissent un rôle très important dans le cycle du carbone, stockent et filtrent l’eau et améliorent la résilience face aux inondations et aux sécheresses. »

Selon la FAO, « 33 % de nos ressources de sols mondiales sont dégradées et la pression humaine atteint des seuils critiques, réduisant et parfois éliminant des fonctions essentielles des sols ».

« A moins que de nouvelles approches soient adoptées, à l’échelle mondiale le total des terres arables et productives par personne en 2050 représentera le quart seulement du niveau de 1960 », a déclaré le  chef de la FAO, José Graziano da Silva.

Qualifiant les sols de « ressource presque oubliée », le chef de la FAO a appelé à plus d’investissements dans la gestion durable des sols, car moins coûteuse que la restauration et parce qu’« elle est nécessaire pour la réalisation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, pour l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de son impact ainsi que pour le développement durable en général ».

Selon la FAO, « au moins un quart de la biodiversité de la planète vit sous terre où, à titre d’exemple, le ver de terre fait figure de géant aux côtés de minuscules organismes tels que les bactéries et les champignons. Ces organismes, notamment les racines des plantes, agissent comme principales locomotives du cycle nutritif en améliorant l’apport en nutriments des plantes qui, à leur tour, soutiennent la biodiversité hors-sol. »

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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