7 erreurs à ne pas faire en cultures de couverture

Les cultures de couverture convainquent de plus en plus d’adeptes de leurs bienfaits. Faut-il encore savoir comment s’y prendre. Voici les sept erreurs à ne pas commettre pour ceux qui seraient tentés de se lancer dans l’aventure.

1. Ne pas avoir d’objectifs

Voulez-vous augmenter la qualité du sol, ajouter des nutriments? Nourrir le bétail? Minimiser l’érosion? Avant de planter des cultures de couverture, demandez-vous pourquoi vous voulez en planter sur votre ferme et la meilleure façon de l’utiliser.

2. Faire un effort, mais à moitié

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, une culture de couverture doit être semée et enfouie avec le même soin que la culture de rotation. Il faut donc utiliser le semoir approprié pour la culture de couverture sélectionnée et semer aussitôt que possible, après la récolte dominante.

3. Ne pas savoir quand y mettre fin

Les cultures de couverture sont semées pour leurs bienfaits mais il vaut mieux y mettre fin avant que les avantages ne deviennent des inconvénients, en prenant par exemple trop racine dans le champ.

4. Ne pas connaître les effets des herbicides

Il faut porter une attention particulière aux herbicides appliqués dans la culture de rotation avant de choisir sa culture de couverture. À défaut d’y avoir pensé, la culture implantée pourrait ne pas croître et même mourir en raison des résidus d’herbicides appliqués plus tôt dans le champ.

5. Ne pas être patient

Il ne faut pas s’attendre à ce que les cultures de couverture rapportent en une nuit ou fassent des miracles. Ce genre de pratiques prend du temps et les effets sont parfois insoupçonnés sur les sols, même si la culture ne paie pas de mine à sa première implantation.

6. Ne pas vouloir en apprendre plus

Il est recommandé d’être à l’écoute et être prêt à apprendre de ceux qui pratiquent les cultures de couverture depuis quelques temps. Leur expérience est souvent pleine d’enseignements. Les séminaires, ateliers et cours offerts en hiver sont aussi une bonne source d’informations pour en apprendre davantage.

7. Avoir peur d’échouer

Les cultures de couverture peuvent être un concept difficile à saisir mais il n’est pas nécessaire d’en connaître toutes les finesses dans le détail pour en bénéficier. Il peut être difficile par exemple de voir les bénéfices de cette culture, comparativement à la culture dominante, puisqu’on n’en tire pas de profit en argent. Un chercheur de Dakota Lakes Research Farm, Dwayne Beck, met les choses en perspectives. “Si vous ne faites pas d’erreurs, c’est que vous n’essayez pas assez fort”.

Source: Agriculture.com

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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