70 producteurs et productrices s’engagent à protéger la rivière Marguerite

Nicolet (Québec), 22 octobre 2004 – C’est le 22 octobre que se déroulait l’inauguration du projet de mise en valeur du bassin versant de la rivière Marguerite et de ses écosystèmes. Dans le décor enchanteur des terres de M. Louis Plourde et de Mme Line Gaudreault, des producteurs agricoles impliqués dans le projet et des intervenants du milieu ont eu droit à une « excursion-découverte » qui leur a permis de comprendre l’impact positif de cette démarche de bassin versant innovatrice.

À travers une randonnée dans un boisé longeant la rivière Marguerite et les terres agricoles, les représentants de l’UPA et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), instigateurs du projet, ont démontré concrètement l’objectif principal de leur approche par bassin versant : concilier la production agricole et la protection de la biodiversité.

Le projet de mise en valeur de la rivière Marguerite regroupe quelque 70 producteurs et productrices agricoles. Basé sur une démarche participative et volontaire, il vise à fournir aux entreprises l’appui et les outils nécessaires au maintien de la productivité des champs, tout en améliorant la qualité de l’environnement et en respectant l’équilibre des écosystèmes.

L’approche favorisée par le Centre-du-Québec est originale et présente plus d’un intérêt. D’une part, elle place les producteurs et productrices agricoles au coeur de l’action. Ceux-ci sont sensibilisés aux principaux enjeux reliés à l’agriculture durable, notamment l’amélioration des pratiques agricoles, la qualité de l’eau, la conservation des sols, l’augmentation de la biodiversité et la valorisation du paysage agricole. D’autre part, un comité MAPAQ-UPA coordonne les travaux. Avec l’aide d’une biologiste, il assure un meilleur équilibre entre les milieux fauniques et agricoles. D’après les suggestions du comité, chaque entreprise peut ainsi intégrer son propre modèle de gestion des écosystèmes en milieu agricole pour assurer l’amélioration des pratiques et la restauration des paysages naturels à long terme.

La première étape du projet tire à sa fin. Celle-ci consistait en des rencontres individuelles avec les producteurs et productrices agricoles afin de recueillir de l’information concernant les systèmes de production de leur entreprise. Plusieurs visites du terrain ont permis d’inventorier la faune et la flore du territoire. L’ensemble des données rassemblées forme un portrait global du bassin qui permettra d’adopter une approche favorisant la gestion de l’agriculture comme un tout; chaque action étant interreliée.

La modification de certaines pratiques et la mise en place d’aménagements constituent la prochaine étape. Celle-ci pavera la voie à un rêve profond de plusieurs : retourner pêcher sur le petit ponceau, comme ils le faisaient jadis… Un voeu pieux? Plutôt un engagement rendu possible grâce à une action concertée des producteurs et productrices pour qui une agriculture verte est de première importance.

La Fondation de la faune du Québec est un partenaire financier majeur. L’UQTR fournit une importante contribution quant à l’évaluation de la qualité de l’eau du bassin versant. Mentionnons également la ZIP Les Deux Rives qui soutient également la réalisation du projet.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fondation de la faune du Québec
http://www.fondationdelafaune.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)
http://www.uqtr.uquebec.ca/

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