Arrêt de travail chez Parmalat

Montréal (Québec), 6 décembre 2005 – Dès 4 heures le 6 décembre, les chauffeurs de la compagnie de produits laitiers Parmalat, à Montréal, ont érigé un piquet de grève devant leur entreprise afin de dénoncer la lenteur des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective.

Membres d’un syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux(CSN), ils veulent ainsi envoyer un message clair à l’employeur : « les camionsne partiront pas sur les routes tant et aussi longtemps que nous ne nousserons pas adressés directement aux représentants de l’employeur » , a déclaréle président du syndicat, Daniel Cauchon.

Les employées de bureau, également membres du syndicat, exprimeront leursolidarité envers les chauffeurs en portant un macaron sur lequel il est écrit« Mobilisation, on part en 9 ». La séance de négociation du 9 décembre estdéterminante et elles s’attendent à ce que la partie patronale se présenteenfin avec une véritable volonté de négocier.

La mascarade a assez duré
« La mascarade a assez duré. Les quelque 70 travailleuses et travailleursveulent que ça bouge à la table de négociation. Il est évident que nos vis-à-vis patronaux n’ont pas le mandat de négocier. Aussi, nous demandons que M.Pierre Boileau, directeur des ressources humaines chez Parmalat Canada,participe à la rencontre de négociation », a expliqué le président du syndicat.Dans la lettre qu’il remet à un des grands patrons ce matin, Daniel Cauchonexplique : « Dans l’unique but de travailler efficacement, nous vous prions denous transmettre vos offres par écrit le jeudi 8 décembre en avant-midi et denous confirmer, par la même occasion, que vous serez présent à la table deconciliation, le vendredi 9 décembre. »

Rappelons que l’annulation des deux dernières rencontres de négociationest la goutte qui a fait déborder le vase. Parmalat devait, lors de sesrencontres, déposer ses offres comme ses porte-parole l’avaient laisserentendre.

Les emplois de chauffeur sont menacés par l’appétit des grandes chaînesd’alimentation de s’approvisionner elles-mêmes directement chez Parmalat. Lagarantie d’emplois est une demande majeure pour les chauffeurs, de même que lerégime de retraite pour les employées de bureau.

La convention collective des salariées des bureaux et des chauffeurs estéchue depuis le 30 mars 2005 et, jusqu’à maintenant, de nombreuses rencontresde négociation n’ont donné aucun résultat.

Les 70 travailleuses et travailleurs de Parmalat sont affiliés à la CSNet à sa Fédération du commerce, qui a la responsabilité de négocier leurconvention collective.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil central du Montréal métropolitain (CSN)
http://www.total.net/~ccmm2/

Parmalat Canada
http://www.parmalat-ca.com/

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