Bayer table sur une croissance du marché agrochimique

15 mars 2001 – Malgré les difficultés récurrentes du secteur de la protection des plantes, la division agriculture de Bayer (Paris: 12806.PA – actualité) a conservé une marge opérationnelle de 16% en 2000, la meilleure du secteur agrochimique. Le chiffre d’affaires s’est établi à 3,455 milliards d’euros en hausse de 12%, le résultat d’exploitation avant exceptionnels a atteint 558 millions d’euros en progression de 7%.

Le groupe allemand doit l’essentiel de sa croissance au Gaucho, cet insecticide que les apiculteurs français accusent de tuer les abeilles, sur le Folicur, un autre produit destiné à la protection des plantes, ainsi que sur Advantage utilisé en santé animale. Quatre nouveaux produits, surtout des fongicides, ont enregistré de bons scores, selon Manfred Schneider, président du groupe. Au cours des trois années écoulées, Bayer a investi plus que la moyenne de ses six principaux concurrents, 12,5 % de son chiffres d’affaires dans la recherche, tout en conservant la meilleure marge opérationnelle.

Le groupe a élargi sa plateforme de recherche en biotechnologies en nouant divers partenariats pour un montant total de 200 millions d’euros, dont Genoptera avec la firme américaine Exelixis. L’objectif de Bayer Agro est de poursuivre sa croissance tout en gardant la meilleure marge opérationnelle dans le secteur. “Nous enregistrons les premiers signes d’un retour à la croissance du marché mondial de la protection des plantes, qui a augmenté de 1% en dollars en 2000, alors qu’il avait régressé en 1999”, a commenté Manfred Schneider. Le président de Bayer mise sur une progression annuelle de 2 à 3% du marché mondial des phytosanitaires en 2001 et une croissance interne de 4%. Avec un pipeline de 17 produits candidats, la firme allemande pense pouvoir financer le lancement de trois à quatre pesticides par an jusqu’en 2004. Tout en estimant disposer d’un nombre suffisant de spécialités pour atteindre ses objectifs de développement et de rentabilité, Bayer demeure attentif aux opportunités de croissance externe.

Source : Les Echos

Commentaires