Bilan du Programme favorisant l’utilisation de sources d’énergie non conventionnelles dans l’industrie serricole

Lévis (Québec), 24 octobre 2006 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ministre responsable de la région du Centre-du-Québec et député de Richmond, M. Yvon Vallières, a présenté aujourd’hui, sur les lieux mêmes de l’entreprise Les Productions horticoles Demers, à Saint-Nicolas, le bilan du Programme favorisant l’utilisation de sources d’énergie non conventionnelles dans l’industrie serricole. Depuis l’instauration du programme en septembre 2005, des subventions totalisant près de 5 millions de dollars ont été allouées à 44 projets répartis dans 13 régions du Québec. Ces projets entraîneront des investissements à la ferme de plus de 38 millions de dollars. Globalement, une fois menés à terme, ces projets devraient entraîner une réduction des gaz à effet de serre de plus de 68 000 tonnes, ce qui est l’équivalent des gaz à effet de serre produits par 14 000 voitures.

« Je suis extrêmement fier du bilan présenté aujourd’hui. Il atteste que l’industrie serricole a adhéré avec beaucoup d’enthousiasme à ce programme. Il en résulte une multitude de nouveaux projets qui permettront de créer et de maintenir des emplois, d’améliorer le rendement économique de ce secteur ainsi que les performances environnementales des entreprises. Voilà un bel exemple de développement durable », a affirmé le ministre Yvon Vallières.

Rappelons que le Programme favorisant l’utilisation de sources d’énergie non conventionnelles dans l’industrie serricole, mis en ouvre en septembre 2005, vise à soutenir financièrement les projets relatifs à la diversification des sources d’énergie pour le chauffage et l’éclairage des serres. Il était au départ doté d’un budget de cinq millions de dollars et se divisait en trois volets, soit les volets A, B et C.

À l’égard du volet A, les entreprises pouvaient présenter une demande d’aide pour la conduite d’analyses et d’études portant sur la faisabilité technique et la viabilité économique de nouveaux procédés technologiques. À ce jour, cinq projets ont été acceptés, pour des aides totalisant 83 160 $.

Quant au volet B, il est le plus important en ce qui a trait au nombre de projets retenus. Mentionnons que ce volet permettait l’acquisition et l’installation de nouveaux équipements nécessaires à la réalisation de projets d’essai liés à des sources d’énergie non conventionnelles. Au total, ce sont 36 projets qui ont été acceptés, pour des aides totalisant un peu plus de 1,5 million de dollars. Lorsqu’ils seront réalisés, les projets du volet B contribueront à eux seuls à une réduction des gaz à effet de serre estimée à près de 10 000 tonnes, soit l’équivalent des gaz à effet de serre produits par 2 000 voitures.

Le dernier volet concernait le financement de projets pilotes visant la mise en place de systèmes énergétiques fondés sur des ressources non conventionnelles. Trois projets ont été acceptés et l’aide qui leur a été accordée totalise près de 3.3 millions de dollars. Ces projets permettront une réduction des gaz à effet de serre de plus de 58 000 tonnes, ce qui équivaut aux gaz à effet de serre produits par 12 000 voitures. Le projet des Productions horticoles Demers s’inscrit dans ce volet, alors que l’entreprise se voit attribuer une aide d’un peu plus de 1 million de dollars.

Le secteur serricole est un acteur important du développement économique du Québec. En 2005, il générait des recettes à la ferme s’élevant à 227 millions de dollars et comptait 775 exploitations agricoles tout en procurant quelque 6 900 emplois.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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