Bioterrorisme : CropLife Canada demande à ses membres d’être prudents

Toronto (Ontario), 12 octobre 2001 – Depuis les événements du 11 septembre dernier, l’industrie de la protection des cultures a pris des mesures pour arriver à garder les pesticides en sécurité dans les agro-entreprises, pendant le transport et sur les exploitations agricoles.

CropLife Canada a renforcé les mesures de sécurité existantes par le biais des normes de fabrication et d’entreposage du programme Nous en prenons soin, et est prête à travailler avec d’autres intervenants pour améliorer la sécurité sur les fermes en cas de menace de bioterrorisme.

« Notre industrie fait le nécessaire pour assurer la sécurité des produits antiparasitaires pendant la fabrication, l’entreposage, la commercialisation, le transport et l’application, a indiqué Lorne Hepworth, président de CropLife Canada, l’association qui représente les fabricants, les concepteurs et les distributeurs de produits phytoscientifiques. Les agriculteurs ont déjà l’habitude de garder les pesticides sous clé et à l’heure actuelle, il est encore plus important de bien vérifier cette procédure. Nous voulions simplement envoyer un message à nos membres et leurs clients pour leur demander d’être prudents. »

Conformément au programme Nous en prenons soin, les établissements de fabrication et d’entreposage doivent délimiter un périmètre de sécurité et contrôler l’accès aux produits. Lors des vérifications habituelles, on vérifie les serrures pour voir si le boîtier est trempé, inviolable et en excellent état de fonctionnement. Des cadenas en câble servent à protéger les contenants individuels et les agro-entreprises doivent prouver que leurs dossiers sont bien tenus et que les stocks sont à jour. Nos sociétés membres doivent avoir de l’éclairage extérieur et des systèmes de sécurité, qui sont vérifiés régulièrement. L’Association pour les normes d’entreposage des produits agrochimiques (ANEPA), qui effectue les vérifications, demande aux établissements de mettre en place un moyen de communication avec les autorités locales et le service d’incendie. Ils doivent aussi préparer une liste de personnes à contacter en cas d’urgence.

« En raison de la possibilité de bioterrorisme, il est absolument nécessaire de faire preuve de vigilance en ce qui concerne la sécurité des pesticides et notre industrie en est consciente, a ajouté M. Hepworth. Lorsque nos discutons avec des agriculteurs ou d’autres clients, nous leur précisons toujours qu’il faut garder les pesticides dans des bâtiments ou des armoires verrouillés, hors de portée des enfants ou d’autres personnes. Nous voulons maintenant renforcer ces bonnes pratiques comme verrouiller les véhicules servant au transport ou l’application et bien vérifier que les réservoirs servant à l’épandage sont vides lorsqu’ils restent dans un champ ou une grange sans surveillance. »

CropLife et l’ANEPA demandent aux détaillants de produits agricoles de faire attention aux clients qui achètent de grandes quantités d’un produit précis, surtout si ce n’est pas la saison ou qu’ils ne connaissent pas bien ce produit. Les personnes qui veulent payer comptant plutôt que par chèque ou carte de crédit, ou qui demandent d’avoir le produit immédiatement doivent certainement attirer l’attention du détaillant.

« C’est pourquoi nous encourageons nos membres et l’industrie agricole à regarder ce qui se passe autour d’eux, de voir ce que les autres font et de continuer d’être vigilants, a déclaré M. Hepworth. A la lumière des événements du mois dernier, il est important de garder les pesticides en sécurité à la ferme et dans les exploitations commerciales, et tout le monde devrait être prudent. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut pour la protection des cultures (Crop Protection Institute)

http://www.cropro.org

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