CAAAQ : Greenpeace exhorte Québec à prendre le virage de l’agroécologie

Montreal (Québec), 5 septembre 2007 – Greenpeace exhorte le gouvernement du Québec à abandonner son approche de gestion de crise en agriculture et à prendre le plus rapidement possible le virage de l’agroécologie. C’est ce quiressort de la présentation du mémoire de cet organisme aux audiencesnationales de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et del’agroalimentaire du Québec (CAAAQ), dans lequel Greenpeace suggère24 recommandations structurantes pour l’avenir de l’agriculture au Québec.

Selon Greenpeace, la prolifération des algues bleues et descyanobactéries, la culture d’OGM, l’utilisation de pesticides et d’herbicides,l’épandage de lisier de porc, la production d’éthanol au mais ainsi que lamalbouffe sont symptomatiques de pratiques et de politiques agricoles etagroalimentaires non durables.

« Les gouvernements encouragent depuis 40 ans l’industrialisation et laconcentration de l’agriculture et les crises se succèdent et s’amplifient.Lescontribuables et l’environnement payent chaque fois les pots cassés, sans quesoit résolu à la source la cause des problèmes. Le Ministère del’Environnement tente parfois de mettre en place des pratiques agricoles moinsdommageables pour l’environnement afin de résoudre des problèmes engendrés parles politiques d’autres ministères comme celui de l’agriculture… Bref,l’agriculture est dans une impasse » constate Steven Guilbeault, directeur deGreenpeace au Québec.

Greenpeace préconise l’adoption par le gouvernement du Québec desept critères pour une gouvernance basée sur l’agroécologie, qui inclutnotamment la protection et la restauration des écosystèmes agricoles et de labiodiversité, la réduction de la consommation d’énergie et d’eau, des déchetset des risques pour la santé humaine et l’environnement, et la promotion de laconsommation durable d’une nourriture saine, naturelle et locale.

« Le Québec doit cesser de subventionner et d’encourager les pratiquesagricoles qui ne sont pas écologiquement durables comme les OGM et lespesticides et transférer les ressources vers les alternatives plusprometteuses comme l’agriculture biologique », réclame Eric Darier, responsablede la campagne Agriculture chez Greenpeace.

En terme concret, Greenpeace demande que le Québec adopte des objectifsambitieux, par exemple que 25 % de l’agriculture du Québec soit biologiqued’ici 2015 et 50 % d’ici 2025. « Le gouvernement doit apporter son soutienfinancier à hauteur de 100 % pour les agriculteurs lors de la transition del’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique, avance EricDarier. Si le gouvernement du Québec est sérieux, il faut aussi qu’ilabandonne certaines des pratiques actuelles comme les OGM qui sont un obstacleà des pratiques plus écologiques ».

Greenpeace exige également la création d’un « indicateur écologique etsocial alimentaire » qui serait ajouté à l’étiquetage de tous les aliments etqui permettrait aux consommateurs d’obtenir des informations justes etd’encourager les aliments sains, locaux, sans OGM, sans pesticides, etc.

Les audiences nationales de la CAAAQ se tiennent à Montréal du 4 au7 septembre 2007. Pour visionner la diffusion en vidéo en direct de laprésentation de Greenpeace, visitez-le :http://www.caaaq.qc.ca/diffusion/diffusion-direct.fr.html.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ)
http://www.caaaq.gouv.qc.ca/

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

Commentaires