CAAAQ : mémoire de l’Association des fabricants d’engrais du Québec

Saint-Hyacinthe (Québec), 30 août 2007 – Dans le cadre desaudiences nationales de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et del’agroalimentaire québécois (CAAAQ), tenues cette semaine à Québec, M. GillesPayette, de Yara Canada inc., présentait le mémoire de l’Association desfabricants d’engrais du Québec (AFEQ) au président de la Commission, M. JeanPronovost, ainsi qu’aux deux commissaires, Mme Pascale Tremblay et M. MarioDumais.

Ainsi, les grands enjeux principaux suivants ont été particulièrement identifiés par l’AFEQ : la santé et les préoccupations des consommateurs, l’environnement et l’innovation.

Santé et préoccupations des consommateurs
« Les consommateurs sont de plus en plus informés de l’importance d’unealimentation saine et variée. Il importe donc à tout intermédiaire impliquédans la production d’aliments, ainsi qu’à l’Etat par ses règles et sasurveillance, d’en assurer l’approvisionnement et la sécurité », tels ont étéles premiers mots de M. Payette pour identifier, d’entrée de jeu, un desmultiples aspects sur lesquels travaillent les membres de l’AFEQ.

Pour offrir des aliments abondants, sains et nutritifs, à prixaccessible, la production doit inexorablement se réaliser par le biais d’unefertilisation adéquate, et ce, en utilisant des engrais minéraux ou organiquesaseptisés. C’est ainsi que le Québec agricole pourra aspirer à atteindre sonplein potentiel et à rencontrer les exigences réclamées par la population.Aussi, on pourra alors prétendre à assurer l’innocuité des denrées destinées àla consommation humaine. Dans le même ordre d’idée, l’AFEQ pense qu’il fautpeut-être revoir l’utilisation de boues municipales et industrielles à risquesur les sols agricoles.

« Aussi, et ceci est d’une importance capitale, l’AFEQ réclame, commeplusieurs autres intervenants du milieu, qu’une réciprocité des normes soitinstaurées par les instances gouvernementales afin que les produits importéschez nous rencontrent les exigences de nos consommateurs, si bien avertis »,ajoute M. Payette. Finalement, l’AFEQ favorise grandement la mise en place desystèmes de traçabilité complète, et ce, depuis la fourniture d’intrants,jusqu’à la table. Les entreprises agricoles qui rencontrent tous les critèresde qualité exigés devraient être en mesure d’être soutenues et encouragées.

Environnement
« La protection de l’environnement est une de nos préoccupationsconstantes, que nous partageons tant avec les producteurs agricoles qu’avec lacollectivité québécoise », affirme M. Payette. Les membres de l’AFEQ croientfermement qu’une amélioration des pratiques culturales permettrait de mieuxfertiliser les sols tout en assurant la sauvegarde de l’environnement, toutcomme celle de ce bien collectif si précieux que représentent nos cours d’eau,un bien primordial à préserver.

Afin d’arriver à protéger adéquatement l’environnement, l’AFEQ croitimportant de poursuivre le développement de l’indice de risque du phosphore,qui doit rapidement se compléter pour ensuite identifier les superficiesproblématiques et agir rapidement sur celles-ci. Dans le même esprit, il fautégalement contrôler le transport des particules de sol en encourageant laprotection des bandes riveraines et autres aménagements hydroagricolespermettant de le limiter. A ce propos, un programme de financement devraitêtre mis en place pour compenser les producteurs agricoles quant àl’implantation et l’entretien de ces aménagements. En bout de ligne, tout celapourra se faire en favorisant une nutrition des cultures au bon endroit, aubon moment, à la bonne dose.

Les résultats d’une analyse de 90 000 échantillons de sol, effectuée parl’AFEQ en 2002, démontrent que la moitié de ceux-ci présentait un niveau dephosphore « pauvre et très pauvre », soit moins de 90 kg P2O5/ha. On doitremédier à cette situation pour que ces sols puissent arriver à donner leurplein rendement, et finalement contributer à la rentabilité des entreprisesagricoles. Bien qu’on doive se préoccuper des sols dits « excessivementriches », et encore plus s’ils sont dans des zones à risque d’érosion, lesconseillers des membres de l’AFEQ sont inquiets à propos de certains champs etcertaines cultures dont les résultats espérés, ou potentiels, ne sont pasrencontrés, compte tenu des recommandations insuffisantes en phosphore.

Innovation
Les membres de l’AFEQ investissent de façon continue en recherche etdéveloppement, dans le but de faire progresser les entreprises agricoles duQuébec par le transfert des connaissances. « La compétitivité de l’agricultureet de l’agroalimentaire québécois passe sans contredit par la créativité etl’innovation », de dire M. Payette.

Pour l’AFEQ, il faut miser sur la concertation quant aux besoins et auxpriorités en recherche, ainsi que sur le réseautage des groupes d’experts.Egalement, il faudra concerter davantage les efforts en R&D et en transfertdes connaissances vers des objectifs mesurables, pouvant être de natureenvironnementale, économique ou sociale.

L’AFEQ et ses conseillers accompagnent les producteurs dans leurs prisesde décisions Ils croient que ces producteurs doivent avoir le libre choix deleurs conseillers et des moyens à utiliser pour atteindre les résultatsciblés.

Faire partie de la solution
En définitive, les membres de l’AFEQ croient fermement qu’il est possiblede donner un nouveau souffle aux secteurs agricole et agroalimentairequébécois, le dynamise de toute la filière ne faisant aucun doute. « L’AFEQ etses membres veulent être partie prenante de la mise en place des solutions quiémaneront de la présente Commission. Ils proposent donc la création de groupesde travail qui pourront discuter plus à fond des moyens à mettre de l’avantpour la réalisation des recommandations qui seront proposées en 2008 », deconclure M. Payette devant les représentants de la Commission.

L’Association des fabricants d’engrais du Québec est un organisme sansbut lucratif regroupant les entreprises qui fabriquent, mélangent etdistribuent des engrais minéraux adaptés aux besoins nutritionnels de chaqueculture. Elle a pour mission de démontrer et promouvoir la contributionessentielle de la fertilisation à la production d’aliments sains et dequalité, ainsi qu’à la pérennité des entreprises agricoles. Ses membresopèrent quatre centres de distribution sur le Saint-Laurent et plus d’unecentaine d’usines de mélange, qui emploient plus de 1500 personnes, dontquelque 350 conseillers agricoles.

Le mémoire complet de l’Association des fabricants d’engrais du Québecpeut être consulté sur le site Internet de la Commission sur l’avenir del’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ)
http://www.caaaq.gouv.qc.ca/

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