“C’est l’avenir de la filière porcine québécoise qui est en jeu, les parties doivent agir de façon responsable!” -Laurent Pellerin & Claude Corbeil

Longueuil (Québec), 25 janvier 2007 – « L’heure est grave : si les parties n’agissent pas rapidement de façon responsable en négociant activement et de bonne foi, on assistera d’ici peu à l’effondrement de la filière porcine québécoise et à tout un cortège de faillites chez les producteurs de porcs duQuébec, sans compter l’impact désastreux sur les emplois en région. Lasituation est dramatique ! »

C’est le cri d’alarme qu’ont lancé, à Montréal, le présidentde l’Union des producteurs agricoles (UPA), Laurent Pellerin, et le présidentde la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ), Claude Corbeil,alors que les pourparlers entre Olymel et les employés de son abattoir deVallée-Jonction sont au point mort et que le conflit continue de s’enliser àl’abattoir Atrahan de Yamachiche.

Laurent Pellerin et Claude Corbeil demandent aux employés et à ladirection d’Olymel d’en venir rapidement à une entente, afin d’éviter lafermeture de l’usine d’abattage de Vallée-Jonction. Ils demandent du même coupaux protagonistes impliqués dans le conflit de travail qui persiste depuisoctobre 2006 à l’abattoir Atrahan, en Mauricie, de trouver une solution dansles meilleurs délais.

« Alors que les négociations achoppent sur des questions salariales, lesproducteurs de porcs, eux, n’ont rien touché en 2006, zéro salaire, a soulignéle président de l’UPA. Et 2007 a commencé de la même façon! Le quart d’entreeux sont présentement en défaut de paiement auprès de leurs institutionsfinancières. On court droit à la catastrophe! »

« Si les parties continuent à se braquer, on se dirige vers uneffondrement du marché, a prévenu, quant à lui, le président de la FPPQ. Lesanimaux doivent sortir des bâtiments d’élevage. Les producteurs n’ont pas lechoix: il leur faudra conclure des ententes avec d’autres abattoirs du Québecet de l’extérieur. Des ententes qui seront irréversibles et de longues durées.Notre filière ne s’en remettra pas! »

Et si leur appel à la raison ne suffit pas, le président de l’UPA etcelui de la Fédération des producteurs de porcs sont par ailleurs d’avis quele gouvernement n’aura d’autre choix que de s’en mêler et de peser de tout sonpoids pour bien faire comprendre aux parties l’importance des enjeux. Lafilière porcine, ont-ils rappelé, crée 28 000 emplois et génère des retombéeséconomiques de 3,1 milliards annuellement, essentiellement dans les régions duQuébec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec
http://www.leporcduquebec.qc.ca/

Olymel
http://www.flamingo.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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