Cultures en difficulté au Brésil et en Australie

Les analystes suivent attentivement depuis plusieurs semaines les conditions météo, autant au Brésil qu’en Australie, en raison de l’importance de ces pays en producteurs de soya et de blé. Le Brésil figure comme le principal producteur mondial de soya alors que l’Australie se place au cinquième rang des producteurs de blé. La sécheresse dans le premier pays et les multiples variations de température dans le second ont d’ailleurs eu pour effet de faire grimper le prix des grains sur les marchés boursiers.

Le temps sec freine en ce moment les semences au nord du Brésil alors que les champs semés dans le centre du pays commencent à inquiéter. Certains producteurs pourraient n’avoir d’autres choix que de ressemer leurs champs. Les prévisions météo annoncent toutefois de la pluie dans les prochains jours, ce qui viendrait en aide aux sols asséchés. Les récoltes pourraient aussi être retardées mais elles seraient tout de même supérieures à celles de l’année dernière qui avaient atteint un niveau record. Les prévisions sont en ce moment de 88 à 91 millions de tonnes métriques de soya.

En Australie, les cultures de blé ont connu de nombreux revers avec de la grêle, des inondations et du gel dans différentes parties du pays. Les prévisions quant à la production ont été revues à la baisse à 23,2 millions de tonnes contre 24,2 millions et 27 millions en 2013. L’hiver australien a de plus été sec alors que le printemps a été particulièrement froid.

Les marchés ont réagi aux nouvelles en faisant grimper le cours du soya et du blé. Le soya se trouve à niveau le plus élevé des deux derniers mois tandis que le blé rebondit à son cours le plus haut depuis septembre dernier.

Source: Wall Street Journal et Bloomberg Businessweek

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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