Cyanobactéries : l’UPA préconise une approche concertée

Sainte-Adèle (Québec), 25 septembre 2007 – « L’amélioration de la qualité de l’eau des lacs touchés par les cyanobactéries passe par la mise en commun des efforts des différents intervenants concernés par cette problématique : agriculteurs, citoyens, municipalités, organismes de bassin versant, gouvernement, etc. »

C’est ce qu’a fait valoir, aujourd’hui, le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Laurent Pellerin, au terme du Rendez-vous stratégique sur les algues bleu-vert qui se tenait à Sainte-Adèle, dans les Laurentides.

« Il est normal, si les causes du problème sont multiples, que les responsabilités le soient tout autant, de rappeler Laurent Pellerin. Quand, collectivement, nous utiliserons des savons sans phosphate, que nous améliorerons le traitement de nos eaux usées, que nous revitaliserons les berges de nos lacs, etc., il y a fort à parier que la situation ira en s’améliorant. »

Ce faisant, le président de l’UPA tenait à rappeler que la problématique est attribuable à plusieurs facteurs et que l’agriculture n’est pas seule en cause. Les données du MAPAQ indiquent en effet que, sur les 151 lacs où les cyanobactéries posent problème, une quarantaine met en cause les activités agricoles, à un degré qui varie généralement de faible à modéré.

« Depuis quelques années, l’essentiel des efforts du monde agricole en environnement porte déjà sur l’amélioration de la qualité des cours d’eau, a-t-il enchaîné, faisant référence au Plan d’action concerté en agroenvironnement auquel le gouvernement a souscrit. Orienter une part de nos actions sur la problématique des cyanobactéries s’inscrit dans la logique de nos préoccupations ».

L’UPA estime notamment que les mesures envisagées seront pertinentes si elles se concentrent là où la situation le nécessite davantage. Elle estime en outre qu’il faudra privilégier une approche « terrain » axée sur les résultats et la mobilisation des intervenants, avec des formules concrètes qui ont un impact rapide sur l’amélioration de la qualité des eaux.

À cet égard, suggère l’UPA, le gouvernement pourrait favorablement s’inspirer du modèle d’intervention élaboré à la faveur du Programme de mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau en milieu agricole, mis de l’avant par l’UPA en collaboration avec la Fondation de la faune du Québec, et qui place au coeur de l’action tous les acteurs concernés. « Un exemple qui ouvre la voie », a conclu Laurent Pellerin.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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