Déclaration conjointe d’Andy Mitchell et du secrétaire du département de l’Agriculture des États-Unis (USDA)

Cartagèna (Colombie), 31 mars 2005 – Nous sommes heureux d’avoir eu l’occasion de nous rencontrer aujourd’hui, en marge de la 27e réunion des ministres du groupe de Cairns, pour discuter de questions d’importance mutuelle pour les secteurs de l’agriculture de nos deux pays.

Lors de notre rencontre, nous avons abordé l’importance d’une volonté politique accrue pour obtenir des résultats ambitieux dans le cadre des négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en agriculture. Nous avons également parlé de la nécessité de continuer à collaborer pour que les pourparlers suivent leur cours jusqu’à la réunion ministérielle qui aura lieu à Hong Kong en décembre 2005.

Par ailleurs, nous nous sommes penchés abondamment sur le dossier de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et, en particulier, sur la nécessité de faire prendre conscience davantage à la population de l’efficacité des mesures d’atténuation du risque lié à ESB qui ont été prises en Amérique du Nord. À cet égard, nous reconnaissons qu’il importe de mieux faire connaître l’approche concertée et efficace qui a été adoptée pour gérer le risque d’ESB en Amérique du Nord de même que l’efficacité des mesures de protection de la santé humaine et animale.

Nous avons également discuté du fait que les multiples mesures d’atténuation du risque d’ESB sont en vigueur depuis assez longtemps pour nous avoir permis de confirmer que les initiatives de protection de la santé humaine sont fructueuses. Nous avons reconnu que le Canada et les États-Unis ont frappé les aliments du bétail d’interdictions équivalentes en 1997, et que plusieurs examens exhaustifs réalisés au cours de la dernière année démontrent l’efficacité de ces interdictions. Nous avons aussi noté que les résultats des mesures de surveillance renforcées corroborent le fait que la prévalence de l’ESB au sein du cheptel nord-américain est minime. De plus, nous avons reconnu que la mesure ultime pour garantir la sécurité des consommateurs, soit le retrait des matières à risque spécifiées de la chaîne alimentaire humaine, est en vigueur depuis des mois. En raison de ces mesures, nous pouvons attester ce que nous affirmons depuis la détection de la maladie en Amérique du Nord il y a près de deux ans : le boeuf nord-américain ne présente pas de risque pour les consommateurs.

Nous avons réitéré notre volonté de normaliser les échanges de bovins sur pied et de produits du boeuf en Amérique du Nord. Nous avons évalué où en était la prochaine mesure de l’USDA pour reprendre la totalité des échanges avec le Canada, c’est-à-dire l’élaboration accélérée d’un plan pour autoriser l’importation des animaux de 30 mois ou plus à des fins d’abattage et de la viande tirée de ces animaux. Nous avons convenu que les décisions s’appuieront sur les données scientifiques les plus récentes, de sorte que la protection de la santé humaine et animale demeure la priorité absolue pour nos deux pays.

Enfin, nous avons examiné la nécessité d’accroître les possibilités d’exportation pour nos secteurs de l’agriculture, car la prospérité de ces derniers dépend de l’accès aux marchés étrangers. Nous nous réjouissons d’avoir eu la chance d’échanger nos idées sur le rythme et les conséquences possibles des négociations de l’OMC en agriculture, ainsi que sur les difficultés que pose l’ESB en Amérique du Nord. Nous espérons avoir le plaisir de nous rencontrer de nouveau.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

United States Department of Agriculture (USDA)
http://www.usda.gov/

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