Déclaration d’Andy Mitchell sur l’ESB

Ottawa (Ontario), 20 mai 2005 – La confirmation, il y a deux ans, d’un cas unique d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a changé irrévocablement la vie des producteurs canadiens et de leurs familles ainsi que la façon dont l’industrie canadienne de l’élevage mène ses activités commerciales.

Je tiens à remercier nos producteurs canadiens pour la ténacité et la résistance dont ils ont fait preuve au cours de cette période très difficile. J’aimerais aussi souligner certains des résultats positifs que le gouvernement du Canada et les provinces ont obtenus en travaillant en collaboration étroite avec l’industrie canadienne de l’élevage depuis le mois de mai 2003.

Depuis mai 2003, le gouvernement fédéral a consacré plus de deux (2) milliards de dollars à l’aide aux producteurs victimes de la crise de l’ESB et aux programmes de repositionnement de l’industrie de l’élevage. Les producteurs participant au Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA), dont bon nombre sont des éleveurs, ont reçu un autre 1,6 milliard de dollars pour les années de programme 2003 et 2004. Le gouvernement du Canada a annoncé une aide financière et des programmes pour stabiliser le marché, repositionner l’industrie, augmenter la capacité d’abattage nationale, accroître les débouchés sur les marchés extérieurs, commercialiser le boeuf et les produits du boeuf canadiens à l’étranger et stimuler la recherche-développement.

Jusqu’ici, le Canada a réussi à reprendre les échanges, en totalité ou en partie, dans 14 pays dont les frontières étaient fermées aux produits de l’élevage canadiens.

Même si en 2003 les États Unis ont rouvert leur frontière à la viande canadienne provenant d’animaux plus jeunes, l’injonction imposée le 2 mars 2005 par la U.S. District Court du Montana pour empêcher la reprise des exportations de bovins sur pied et d’autres ruminants aux États-Unis reste encore un obstacle frustrant pour nos producteurs. Le département de l’Agriculture des États Unis (USDA) a porté l’injonction en appel. Le gouvernement du Canada tient compte des conseils offerts par ses conseillers juridiques et les avocats plaidants spécialistes des États Unis et prend toutes les mesures nécessaires pour protéger les intérêts du Canada et des producteurs canadiens devant les tribunaux américains.

Entre temps, la capacité d’abattage du Canada s’accroît de sorte que l’industrie peut maintenant transformer 30 % plus d’animaux d’élevage qu’avant la crise de l’ESB. La capacité d’abattage nationale est ainsi passée de 3,8 à 4,5 millions d’animaux par année.

Je vous assure que le gouvernement du Canada est déterminé à continuer d’appuyer notre industrie comme il le fait depuis mai 2003 et de prendre toutes les mesures nécessaires de concert avec ses partenaires pour accélérer la réouverture de la frontière américaine.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

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