Des enjeux économiques “considérables” autour des OGM

Paris (France), 14 avril 2005 – La mission d’information de l’Assemblée nationale sur les organismes génétiquement modifiés attire l’attention sur les enjeux économiques « considérables » et les « espoirs » nutritionnels et médicaux que suscitent les OGM.

« La grande question est notamment de savoir si la France du XXIe siècle peut se passer des OGM et laisser d’autres pays comme l’Espagne, les Etats-Unis, la Chine, le Brésil, l’Argentine, l’Afrique du Sud, l’Inde et bien d’autres s’octroyer un monopole, détenir tout un pan de l’agriculture mondiale », peut-on lire dans le rapport sur « les enjeux des essais et de l’utilisation des OGM » rendu public jeudi.

« Il faut en tenir compte sauf à faire preuve d’une véritable imprévoyance », soulignent les parlementaires qui plaident pour un passage « progressif et maîtrisé » des essais en plein champ à la culture et « condamne » les arrachages expérimentaux.

« L’enjeu est important pour notre agriculture qui est confrontée au développement inexorable du recours aux PGM (plantes génétiquement modifiées), à la fois en Amérique du Nord et dans les pays du Sud où les OGM sont un facteur de développement considérable », fait valoir la mission.

Elle réclame des moyens financiers et humains « à la hauteur des enjeux » dans le domaine de la recherche, notamment dans les secteurs de la biologie végétale, de la toxicologie, l’épidémiologie ou l’entomologie.

« Les OGM suscitent de nombreux espoirs », souligne le rapport pour qui ils peuvent être des facteurs « d’amélioration de qualité sanitaire et nutritionnelle des aliments ».

A titre d’exemple, il cite des plantes transgéniques qui améliorent la teneur en vitamine ou diminue les facteurs allergisants.

En matière médicale, les OGM sont devenus « absolument indispensables » et suscitent « des espoirs » notamment dans le domaine des transplantations d’organes, de vaccins, de produits anti-cancéreux ou de médicaments à moindre coût.

Afin d’informer le grand public, le rapport préconise une structure qui serait intégrée au sein d’un Conseil des biotechnologies.

Source : Reuters

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