Des experts se prononcent sur la maltraitance des porcs

Un panel de trois experts s’est exprimé sur une vidéo du groupe de protection des animaux Mercy for Animals Canada filmée dans une porcherie du Manitoba. Celle-ci est l’œuvre d’un militant de cette organisation qui s’est fait embauché par un important producteur de porcs l’été dernier et qui y est resté deux mois. Son but était de collecter des images choquantes contre la production porcine. La vidéo a été diffusée dans le cadre d’un reportage de l’émission W5 de la chaîne CTV en fin de semaine dernière.

La vidéo filmée grâce à une caméra cachée montre des scènes dans le but de choquer. On y voit des porcelets frappés au sol pour les tuer, un employé qui saute sur une truie morte comme sur un trampoline, un chariot de porcelets morts, une truie étranglée par les barreaux et bien d’autres images semblables.

Interpellé, le Center for Food Integrity (Centre pour l’intégrité alimentaire), une organisation ayant pour but de rebâtir la confiance du public sur la production alimentaire actuelle, a demandé l’avis de trois experts. Voici ce qu’ils avaient à dire à propos de la vidéo.

Robert Friendship, professeur au Collège vétérinaire de l’Ontario, Université de Guelph:

« Les faits soulevés dans la vidéo sont principalement celles que l’industrie examine à l’heure actuelle, telles le logement des truies gestantes, l’euthanasie et le contrôle de la douleur lors de la castration. Ce sont des sujets complexes et les sensationnaliser ne nous aide pas à trouver une solution. »

Laurie Connor, professeure et responsable du Département de sciences animales, Université du Manitoba

À propos des images montrant des truies gestantes mordant les barreaux de leurs cages, elle réplique : « C’est la façon que les animaux réagissent à l’heure du repas. Ou encore quelqu’un vient juste d’entrer dans la pièce et les animaux ont associé ça à l’heure du repas. Entre les repas, ils sont habituellement calmes et dociles. »

Jennifer Brown, chercheure en éthologie, Prairie Swine Centre

Voici ce qu’elle a à dire à propos d’images en plans rapprochés de blessures aux épaules et au visage, qui seraient dues au logement en stalles. « Dans toute population animale, vous devez vous attendre à un certain niveau de blessures et à des choses qui peuvent paraître désagréables, mais la principale préoccupation est la rapidité à laquelle ils sont traités. La vidéo n’a pas abordé cet aspect. »

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à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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