Deux fois plus de dommages cette année

Les caprices de Mère Nature ont fait en sorte de doubler les demandes de dommages auprès de la Financière agricole, en comparaison avec l’an dernier. Plusieurs gels tardifs ont en effet été enregistrés, un dans la nuit du 22 au 23 mai pour l’ensemble du territoire (à part la grande région de Montréal), le 31 mai en l’Abitibi-Témiscamingue et un autre le 1er juin dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le total d’avis de dommages s’élèvent à 763 contre 362 en 2014. Sur le total des demandes, 114 concernent les céréales, le maïs et le soya, 93 les petits fruits, 27 les pommes et 26 les cultures maraichères.

Les semis suivent par ailleurs leur cours et les progrès se rapprochent des chiffres affichés dans les deux dernières années, l’exception étant 2012 où le printemps avait été précoce et chaud. Ils ont été réalisés dans un pourcentage de 92% contre 68% l’an dernier. Les superficies ensemencées s’élèvent à 77% pour les céréales, 99% pour le maïs-grain, 95% pour le soya, 73% pour le canola et 29% pour les haricots secs. Dans le cas des céréales, le blé mène le pas avec 91% pour le blé, 68% pour l’avoine et 74% pour l’orge.

Selon la Financière, la première fauche de foin avait débuté à la fin mai, selon son rapport daté du 2 juin. C’est le cas dans la région de Granby et quelques autres régions devaient emboiter le pas. Les conditions de croissance sont jugées bonnes pour les fourrages.

Les plantations des pommes de terre sont réalisées à 83%. Des prorogations de la date de fin des semis ont été nécessaires pour le blé et le ressemis des oignons jaunes dans quelques régions. Quelques champs de soya ont dû être ressemés à la suite du gel du 23 mai.

Depuis deux semaines, les écarts de température ont été importants. Le mercure a affiché dans la semaine du 18 au 24 mai un écart plus froid de 3 degrés avec les moyennes alors que la semaine suivante la différence était de 1 à 5 degrés plus chaud qu’à l’habitude. Les précipitations ont également étaient inférieures dans la première semaine alors que la situation s’est inversé pour la dernière semaine de mai. La Montérégie Ouest a par contre souffert pour toute la seconde moitié de mai d’un déficit d’eau.

Le pourcentage moyen de réalisation des plantations des pommes de terre est de 83% mais l’écart est important selon les régions : elles sont peu avancées en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (35%), dans le Bas-Saint-Laurent (45%) et en Abitibi-Témiscamingue (50%). Toutefois, les plantations sont terminées dans Lanaudière et en Montérégie.

Source: Financière agricole

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires