En route vers une ratification du nouvel ALENA

Le Canada, le Mexique et les États-Unis s’entendent sur une version finale de l’accord de libre-échange

L’ALENA dans sa nouvelle version a reçu l’accord des trois pays membres, le Canada, le Mexique et les États-Unis. La nouvelle a été confirmée mardi matin à la fois par le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador et par la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, la démocrate Nancy Pelosi.

Les négociations pour un renouvellement de l’ALENA sont venues de Washington au lendemain de l’élection à la présidence du républicain Donald Trump. Elles ont duré presqu’un an et ont mis à rude épreuve les relations économiques entre les États-Unis et le Canada avec la mise en place de plusieurs tarifs sur l’importation de produits de part et d’autres.

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Le bilan pour le Canada est partagé, selon les analystes. Il est certainement négatif pour le secteur agricole qui fait des concessions dans la gestion de l’offre. Il cède 3,59% du marché des produits laitiers en plus de laisser tomber les produits diafiltrés. Cette dernière catégorie avait été créée pour empêcher l’importation de sous-produits du lait en provenance des États-Unis. Les marchés de la volaille, des œufs et des dindons, tous sous gestion de l’offre, perdent aussi une part de leur marché en faveur de produits américains.

Le nouvel accord conserve, par contre, le système de règlement des différends commerciaux sur les droits compensateurs et antidumping, appelé chapitre 19.

Le parti libéral s’est engagé durant la dernière élection à ne plus faire de concessions dans le secteur laitier, ce qui n’est pas le cas pour le secteur de la volaille. Les producteurs laitiers ont commencé également à recevoir des paiements en compensation pour les parts de marchés perdues.

Le président de l’UPA , Marcel Groleau, a fait part de différentes demandes avant le congrès de l’organisme au début décembre en rapport avec les échanges entre pays. Il voudrait que les gouvernements revoient les normes d’importation, que ce soit pour les veaux d’embouche ou les fromages de lait cru, en lien avec le nouvel accord commercial avec l’Europe. Les normes canadiennes ne sont pas appliquées aux produits importés, alors que les normes européennes sont en vigueur pour ceux vendus en Europe.

Source : Radio-Canada, Le Soleil

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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