Fièvre catarrhale en France : confirmation de l’infection d’un bovin en provenance de Belgique

Paris (France), 20 septembre 2006 – Un bovin d’un élevage de Ferrière-en-Parthenay, dans le département des Deux-Sèvres, a été identifié comme porteur du virus de la fièvre catarrhale du mouton (maladie de la langue bleue) le 18 septembre 2006. Cet animal provenait de Belgique et a été introduit en France le 22 août 2006. Originaire d’une zone infectée, il a été abattu le 19 septembre 2006 pour empêcher toute diffusion de cette maladie animale dans un département français indemne.

Le dépistage de l’animal est intervenu dans le cadre des contrôles des ruminants issus depuis le 1er juin 2006 des périmètres interdits belges, allemands et néerlandais. Les analyses réalisées dans les laboratoires nationaux de référence (CIRAD (1) à Montpellier et AFSSA (2) à Maisons-Alfort) ont confirmé la présence de la maladie. Les 430 bovins d’engraissement, en contact avec cet animal depuis son introduction en France, sont consignés et mis sous surveillance. Une enquête et des analyses sont en cours pour déterminer si la maladie s’est propagée à d’autres animaux. Les premiers résultats sont attendus au plus tôt le 22 septembre 2006. Les mesures seront éventuellement adaptées au vu des résultats, conformément au droit communautaire.

A ce stade, cet événement concernant un animal belge ne modifie pas la définition des zones réglementées mises en place pour prévenir la diffusion de la maladie en France. Ce fait illustre la nécessité de rester vigilant sur les dérogations qui peuvent être accordées pour assouplir les restrictions aux mouvements animaux vers un territoire indemne de fièvre catarrhale du mouton. Le ministre de l’agriculture et de la pêche, Dominique Bussereau, a rappelé cette nécessité à Bruxelles au Conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne le 18 septembre.

Cette maladie ne touche que les ruminants. Elle n’affecte pas l’homme et n’a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées.

La surveillance renforcée se poursuit pour identifier d’éventuels ruminants infectés qui auraient voyagé juste avant la mise en place des périmètres interdits belges, allemands, néerlandais et français.

Par ailleurs, le ministère appelle toujours les détenteurs de ruminants à notifier des symptômes suspects à leur vétérinaire sanitaire pour une détection précoce de la maladie.

Le dispositif de surveillance et les mesures en place seront réévalués au regard de l’évolution de la maladie.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture et de la pêche de la France
http://www.agriculture.gouv.fr

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