Frédéric Paré d’Équiterre se joint à l’UPA

Longueuil (Québec), 14 novembre 2007 – L’Union des producteurs agricoles (UPA) est fière d’annoncer que Frédéric Paré, coordonnateur du programme Agriculture écologique chez Équiterre, se joint à son équipe et agira à titre de coordonnateur du projet de souveraineté alimentaire.

Titulaire d’un baccalauréat en bio agronomie de l’Université Laval et d’une maîtrise en gestion et développement des coopératives de l’Université Sherbrooke, monsieur Paré est engagé depuis près de vingt ans à la promotion de l’écologie et de la solidarité pour les systèmes alimentaires. Au cours de sa carrière, il a travaillé pour différentes coopératives agricoles où il a occupé des fonctions de représentant, directeur et directeur général. Il a agi pendant plusieurs années à titre de directeur général de l’Organisme pour le contrôle de l’intégrité des produits biologiques, dans le cadre de la certification des appellations Québec-vrai. Finalement, depuis 2001, il était le coordonnateur du programme Agriculture Écologique chez Équiterre. À ce titre, il a mené à bien le développement de projets de rapprochement entre la population et les agriculteurs comme les « Paniers bios », « Garderie bio-local » ou « Achat local, toujours en tête ».

Dans cette nouvelle fonction stratégique, monsieur Paré contribuera au développement d’un concept rassembleur de souveraineté alimentaire, et ce, autant pour les agriculteurs et agricultrices, les divers intervenants du monde agroalimentaire et la société civile. Il participera également, dans le cadre de ses fonctions, à la conception d’une stratégie d’action découlant de ce concept.

Pour Frédéric Paré, « le concept de souveraineté alimentaire valorise notamment l’équité et la justice sociale tout en mettant l’accent sur les dimensions nourricières et environnementales de l’agriculture. Ces valeurs, que je partage entièrement, sont en phase avec l’esprit des projets mis de l’avant par Équiterre, et c’est pourquoi j’ai accepté avec beaucoup d’enthousiasme le défi que m’a proposé l’UPA ».

À propos de la souveraineté alimentaire
La logique qui sous-tend les négociations actuelles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l’agriculture fait en sorte que les produits agricoles sont ravalés au rang de biens de consommation comme les autres. Or, il faut s’interroger sur la nécessité de bouleverser la légitimité des politiques agricoles du monde au nom de la libéralisation des marchés telle que la préconise l’OMC, surtout qu’à peine 10 % de la production agricole mondiale entre dans le flux du commerce international.

Pour le président de l’UPA, M. Laurent Pellerin, « comme une multitude de citoyens d’ici et d’ailleurs, nous croyons au droit qu’ont les pays de décider eux-mêmes de la façon dont ils utilisent leur territoire, développent leur agriculture et se protègent contre les importations qui déstabilisent leurs marchés, suivant le principe de la souveraineté alimentaire. L’expérience de Monsieur Paré, ses connaissances ainsi que sa vision de l’agriculture bénéficieront grandement à la valorisation de ce projet rassembleur qui, soulignons-le, représente un véritable point de convergence entre les attentes légitimes de la population et celles des agriculteurs ».

Par souveraineté alimentaire, on entend notamment le droit des peuples à définir leur propre politique alimentaire et agricole, à protéger et à réglementer la production et les échanges agricoles nationaux de manière à atteindre des objectifs de développement durable et à déterminer leur degré d’autonomie alimentaire.

La souveraineté alimentaire ne va pas à l’encontre du commerce dans la mesure où elle cherche à éliminer le dumping sur les marchés mondiaux tout en définissant des règles de commerce équitables et durables.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Équiterre
http://www.equiterre.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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