Gérance de l’environnement en agriculture en Nouvelle-Écosse

Baddeck (Nouvelle-Écosse), 12 juillet 2001 – Des projets allant de la bonne gestion de l’environnement dans le secteur agricole, en passant par l’amélioration de la qualité des sols, de l’eau et des habitats fauniques jusqu’à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, seront tous financés dans le cadre d’un nouveau programme fédéral.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief, a annoncé que le conseil d’adaptation de la Nouvelle-Écosse (Agri-Futures Nova Scotia), un conseil dirigé par le secteur privé et représentant un éventail de segments de l’économie agricole provinciale, recevra 247 500 dollars, en tout, dans le cadre d’un programme qui sera en vigueur jusqu’en 2003. Quatre projets d’une valeur de 150 000 dollars ont déjà reçu l’aval du conseil.

Les fonds sont puisés dans la part de l’Initiative fédérale de gérance de l’environnement en agriculture (IGEA) qui revient à Agri-Futures Nova Scotia. En juin dernier, M. Vanclief a annoncé l’investissement de 10 millions de dollars de fonds fédéraux pour l’IGEA, puisés à partir du Fonds canadien d’adaptation et de développement rural (FCADR), afin d’aider les agriculteurs de partout au pays à poursuivre leurs efforts à l’égard des problèmes environnementaux cruciaux. Les fonds nationaux sont administrés par l’entremise des conseils provinciaux d’adaptation du FCADR, dont Agri-Futures Nova Scotia.

« Le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire est stimulé par la demande des consommateurs qui veulent des aliments sûrs produits dans une optique d’environnement durable, a déclaré M. Vanclief. Le Canada cherche à tirer parti des nouvelles possibilités que suscite cette demande. Nous travaillons avec les provinces et l’industrie à dresser un plan intégré pour gérer les risques financiers, environnementaux ainsi que ceux qui sont liés à la salubrité des aliments à la ferme. »

« L’industrie agricole de la Nouvelle-Écosse reconnaît ses responsabilités comme gardienne de l’environnement avec lequel elle interagit quotidiennement, a expliqué le directeur d’Agri-Futures Nova Scotia, M. Rick Williams. Ces activités nous donneront les moyens de contribuer sensiblement à préserver la santé de notre environnement tout en utilisant nos ressources de façon efficace. »

Par exemple, Agri-Futures Nova Scotia a approuvé un projet qui vise à encourager un plus grand nombre d’agriculteurs de la province à dresser et appliquer un plan agroenvironnemental pour leurs exploitations. À l’heure actuelle, environ 35 fermes néo-écossaises se sont dotées d’un tel plan

Comme autre étape dans l’application de plans agroenvironnementaux, le conseil a également approuvé la préparation d’un protocole de gestion des éléments nutritifs qui s’y intégrera. Ce protocole favorisera l’utilisation efficace de ces éléments nutritifs pour assurer une absorption maximale par les plantes et une contamination minimale des eaux souterraines.

Le conseil finance également deux essais d’épandage d’engrais qui seront réalisés en trois ans sur des sols de types différents et de divers degrés de fertilité pour déterminer la concentration idéale d’éléments nutritifs pour les plantes fourragères ainsi que pour la production de maïs-grain et de maïs d’ensilage. Cette information devrait non seulement aider les agriculteurs à tirer le maximum des engrais qu’ils utilisent, mais aussi les aider à rajuster les traitements pour réduire les risques de contamination des eaux souterraines dus aux éléments nutritifs en trop.

Les essais, qui ont été conçus en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada, seront coordonnés par East Coast Commodities Inc., une entreprise de commercialisation du grain appartenant à un agriculteur, et l’Association pour l’amélioration des sols et de l’eau du comté de Kings.

Agri-Futures Nova Scotia administre également la portion provinciale du FCADR, un fonds doté d’un budget de 60 millions de dollars par année qui a été créé en 1995 par le gouvernement du Canada pour aider le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire à s’adapter aux changements structurels et à saisir les occasions qui se présentent sur les marchés. Miser sur le programme IGEA au niveau de la ferme est une façon pour le FCADR d’aider l’industrie à progresser vers l’atteinte de son objectif d’équilibrer la production avec la gestion de l’environnement.

D’ici mars 2003, le gouvernement fédéral aura fourni 4,2 millions de dollars du FCADR à la Nouvelle-Écosse à des fins d’adaptation. Jusqu’à présent, le conseil a promis 2,7 millions de dollars pour la réalisation de 140 projets novateurs.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

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