Greenpeace appuie la décision de l’UPA de débattre sur les OGM agricoles

Montréal (Québec), 26 avril 2004 – Greenpeace accueille très favorablement l’annonce faite par M. Laurent Pellerin, président de l’UPA (Union des producteurs agricoles), concernant l’appui possible des agriculteurs au retrait des OGM en agriculture. Greenpeace considère que ceci constitue un premier pas important pour l’UPA et le Québec entier qui deviendra peut-être la première province sans OGM agricoles au Canada.

« L’annonce de l’UPA concernant les OGM est l’aboutissement logique durejet persistant des OGM par la grande majorité de la population. Lesagriculteurs n’ont aucun intérêt à produire des aliments que les consommateurset consommatrices ne désirent pas manger. L’amorce d’un débat interne à l’UPAsur les OGM est un pas important vers une agriculture durable et notammentvers un Québec agricole sans OGM », déclare Eric Darier, responsable de lacampagne OGM pour Greenpeace.

Greenpeace est prête à épauler si nécessaire l’UPA et offre, dèsaujourd’hui, son expertise concernant le dossier des OGM. A cet effet,Greenpeace va solliciter une rencontre avec M. Pellerin a indiqué Eric Darier.

« Les agriculteurs auront besoin de l’appui de l’ensemble de la sociétéquébécoise dont celui du gouvernement du Québec durant la période detransition vers une agriculture durable et sans OGM », précise Eric Darier.

« Greenpeace espère que l’annonce de l’UPA sera entendue par les membresde la Commission parlementaire de l’Agriculture, des pêches et del’alimentation qui doit rendre public son rapport sur la sécurité alimentairedans quelques mois. En particulier, la Commission devrait recommander la miseen place d’un étiquetage obligatoire des OGM comme promis par le PLQ »,soutient Eric Darier.

Greenpeace souhaite également que le gouvernement Charest imite l’UPA etannonce un débat public sur les OGM en organisant une consultation publiqueélargie sur les OGM par l’entremise du BAPE (Bureau d’audiences publiques enenvironnement). « Une telle consultation devrait, bien entendu, être précédéed’un moratoire sur les cultures des OGM au Québec et ceci au moins jusqu’à laremise du rapport final du BAPE », précise Eric Darier.

« D’ici là, Greenpeace invite les consommateurs et consommatrices àintensifier les pressions sur les industries agroalimentaires et les chaînesde distribution comme Loblaws, Métro et IGA pour qu’elles retirent les OGM deleurs magasins(*) », de conclure Eric Darier.(*) Voir la nouvelle édition du Guide des produits avec et sans OGM sur le site de Greenpeace.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

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