Importante correction sur les marchés

Les prix des grains ont terminé la semaine dernière en forte baisse, dans ce qui s’avère être une ronde massive de liquidation de positions des investisseurs et spéculateurs. Cette correction aura également frappé de plein fouet plusieurs autres marchés financiers.

Depuis maintenant deux semaines, la baisse des prix des grains a été particulièrement profonde et sans merci. Voici la progression des prix pour la semaine du 20 au 24 juin.

Maïs
Livraison immédiate (juillet 11) : -1,1650 $US/boisseau (-45 $CAN/TM) à 6,6950 $US/boisseau (257,9 $CAN/TM)

Prochaine récolte (décembre 11) : -0,8175 $US/boisseau (-31 $CAN/TM) à 6,2875 $US/boisseau (242,2 $CAN/TM)

Soya
Livraison immédiate (juillet 11) : -0,68 $US/boisseau (-24 $CAN/TM) à 13,20 $US/boisseau (475 $CAN/TM)
Prochaine récolte (novembre 11) : -0,7375 $US/boisseau (-26 $CAN/TM) à 13,0875 US/boisseau (470,5 $CAN/TM)

Blé
Livraison immédiate (juillet 11) : -1,19 $US/boisseau (-43 $CAN/TM) à 6,41 $US/boisseau (230,5 $CAN/TM)
Prochaine récolte (septembre 11) : -1,25 $US/boisseau (-45 $CAN/TM) à 6,60 $US/boisseau (237 $CAN/TM)

Cette correction, dont peu d’analystes en avaient prévu l’ampleur, tire son origine essentiellement d’un contexte économique peu reluisant.

En Europe, les problèmes de la dette grecque ont engendré au cours des deux dernières semaines de nombreuses incertitudes en Europe. La problématique grecque demeure irrésolue et elle remet à l’avant-plan les difficultés que pourraient rencontrer dans les prochains mois d’autres pays dont les dettes sont aussi à des niveaux préoccupants (Portugal, Espagne et Italie).

Aux États-Unis, le débat fait rage à savoir si le plafond de la dette américaine devrait être à nouveau relevé ou non. Si n’est rien fait d’ici le mois d’août, les États-Unis se retrouveront en défaut de paiement sur leur dette, une perspective très préoccupante pour l’économie américaine et mondiale.

Toujours aux États-Unis, le gouvernement a annoncé comme prévu qu’il n’augmentait pas son taux d’intérêt directeur. Ceci représente une nouvelle encourageante dans une certaine mesure. Par contre, par la même occasion, il a reconnu que l’économie américaine était plus fragile que ce qui était anticipé.

Certains éléments négatifs propres aux marchés des grains ont aussi pris forme au cours des deux dernières semaines.

Les conditions météorologiques s’avèrent de plus en plus favorables aux cultures aux États-Unis. Le débat à savoir combien de superficies cultivées auront été perdues demeure à l’ordre du jour, mais les marchés concentrent maintenant leur attention sur la possibilité que les rendements des producteurs américains prennent du mieux, une éventualité négative pour les prix.

En Europe, l’attention des marchés qui portait sur les conditions chaudes et sèches dans certaines régions (France et Allemagne) se canalise maintenant sur les récoltes très importantes que pourraient obtenir la Russie (85-90 millions de tonnes de grains contre 61 millions de tonnes l’an dernier) et l’Ukraine (50 millions de tonnes de grains contre 39 millions l’an dernier).

Les prix des grains ont ainsi du composer avec une panacée d’éléments négatifs au cours des deux dernières semaines que peu d’analystes avaient appréhendée. La question est à savoir maintenant jusqu’où peuvent-ils reculer avant qu’un creux ne soit atteint?

Plus d’information sur www.grainwiz.com

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