La confiance des PME diminue

Ottawa (Ontario), 27 juin 2007 – Selon le tout dernier Baromètre des affairesde la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), le degré deconfiance des petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes a basculé à107,3 en juin, alors qu’il était à 108,7 en mars – niveau qui a prévalupendant la majeure partie de l’année 2006. « L’indice du mois de juincorrespond plus ou moins à la croissance économique de 2 à 3 pour cent,représentant un taux de variation honorable et durable. Mais la situation estcomplexe : l’économie varie selon les régions (Ouest et Est) et les secteurs(biens et services), ce qui pose des défis considérables à la banque centraleet aux décideurs gouvernementaux », affirme Corinne Pohlmann, Directrice desaffaires nationales de la FCEI.

D’une façon générale, les résultats du sondage sur lequel s’appuie leBaromètre des affaires indiquent que près de 40 pour cent des propriétairesd’entreprise interrogés sont d’avis que leur performance actuelle est beaucoupplus forte ou un peu plus forte que celle affichée il y a un an, contre 24pour cent qui rapportent qu’elle est un peu plus faible ou beaucoup plusfaible. Parallèlement, près de quarante-deux pour cent s’attendent à desrésultats supérieurs au cours des trois prochains mois. Les attentes à pluslong terme pour les douze prochains mois sont les plus positives, 49 pour centdes chefs d’entreprise espérant une meilleure performance.

En comparant les régions, Mme Pohlmann fait remarquer que les entreprisesde la Colombie-Britannique et de l’Alberta sont toujours au premier rang entermes d’optimisme, et que l’indice du Manitoba et de la Saskatchewan aremonté pour le deuxième trimestre cette année. Le tableau est toutefois unpeu différent en ce qui concerne les entrepreneurs des autres régionscanadiennes. Sans être sombre, l’environnement économique en Ontario et dansl’Est du pays n’est pas à la hauteur des normes antérieures. L’indice del’Ontario a effectivement perdu trois points par rapport à mars, passant ainsià 104,3. Au Québec, les entreprises sont un peu plus optimistes, leur indices’étant établi à 105,8, alors que les entreprises du Nouveau-Brunswickdominent la région à 108,8 et que l’indice de Terre-Neuve-et-Labrador aaugmenté à 104,2. En revanche, les entreprises ne sont pas aussi optimistes enNouvelle-Ecosse puisque leur indice a chuté à 103,2 au cours du trimestre,perdant ainsi sept points, tout comme celui de l’Ile-du-Prince-Edouard qui apresque atteint le niveau de base de 100.

Par ailleurs Mme Pohlmann indique que l’indice des entreprises parsecteur présente des contrastes plutôt frappants. Du mauvais côté de labalance, les exploitants agricoles manifestent un pessimisme quelque peusurprenant. Si le prix des produits de base est fort, il semble que la valeurdu dollar et le coût élevé des intrants modèrent les attentes en matière deperformance future. Ces raisons expliquent également le fait que les attentesdes entrepreneurs du secteur manufacturier et des transports soient nettementmoins optimistes que celles attestées dans les autres secteurs de l’économie.

Pour ce qui est des facteurs ayant une incidence sur les bénéfices,Mme Pohlmann précise que les chefs d’entreprise estiment que la demande de laclientèle s’améliore tout compte fait. Le revers de la médaille révèle uneinquiétude à l’égard des prix de l’énergie. Plus de 80 pour cent desdirigeants d’entreprise soutiennent que les fluctuations de prix leur ont posédes problèmes, alors que seulement 2 pour cent ont réussi à en tirer profit.De nombreux autres entrepreneurs ont fait état de divers facteurs quiprésentent toujours des défis. Il s’agit notamment du prix des intrants, desassurances, de la disponibilité de la main-d’oeuvre, des revendicationssalariales, des taux d’intérêt et de la concurrence générale. Ceux qui fontaffaire aux Etats-Unis considèrent que les problèmes frontaliers sont un enjeuimportant.

Les attentes relatives à l’emploi demeurent plutôt positives d’aprèsMme Pohlmann. Environ 30 pour cent des entrepreneurs espèrent avoir plus depersonnel à temps plein d’ici un an, chiffre légèrement inférieur aux 32 pourcent qui prévoyaient une augmentation en mars.

« Alors que l’économie semble croître à un rythme modéré dans l’ensemble,les extrêmes entre l’Est et l’Ouest, d’une part, et les biens et services,d’autre part, sont source de préoccupation, conclut Mme Pohlmann. La forte valeur du dollar nuit aux entreprises des secteurs agroalimentaire et manufacturier, minant leur capacité à contribuer à la croissance économique.Sur une note positive, les marchés de l’emploi, généralement sains, continuentà assurer des emplois et des salaires, ce qui bénéficie aux consommateurs surle plan financier. »

Les résultats du Baromètre des affaires sont basés sur 1 836 réponsesreçues à un sondage que la FCEI a effectué auprès de ses membres partélécopieur et par courriel entre le 4 et le 15 juin 2007.

Le rapport intégral est disponible sur le site de la FCEI.

Le Baromètre des affaires, publication trimestrielle, est également une marque de commerce de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération canadienne des épiciers indépendants (FCEI)
http://www.cfig.ca/

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