La FCA réitère l’importance des programmes de sécurité du revenu agricole

Ottawa (Ontario), le 1er septembre 2000 – Le président de la FCA, M. Bob Friesen, a une fois de plus souligné l’importance des programmes de sécurité du revenu agricole, lors d’une allocution devant les députés fédéraux libéraux, réunis lors d’une conférence portant sur les politiques du gouvernement.







« La crise persiste. Les reçus de récolte ont diminué pour la quatrième année consécutive, d’après une nouvelle enquête de Statistique Canada, en particulier en ce qui a trait aux céréales et aux oléagineux. »


« La crise persiste. Les reçus de récolte ont diminué pour la quatrième année consécutive, d’après une nouvelle enquête de Statistique Canada, en particulier en ce qui a trait aux céréales et aux oléagineux. Cette situation ne s’est pas produite depuis 1945. Plusieurs agriculteurs ne réussissent pas encore à remplir tous les critères des programmes, de déclarer M. Friesen.

En 1999, nous avions réussi à mettre au point un ensemble de mesures solides qui permettaient aux producteurs d’équilibrer leur budget. Mais, au mois de juillet de cette année, lors de la conférence fédérale-provinciale des ministres de l’Agriculture, on a partiellement retiré aux agriculteurs l’accès à ces mesures de sécurité du revenu. Certaines des mesures proposées sont littéralement humiliantes; c’est ajouter l’insulte à l’opprobre.»

Se référant aux lacunes qui existent entre le Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) et le Programme canadien sur le revenu agricole (PCRA), le président de la FCA s’est fait le porte-parole des préoccupations des agriculteurs qui perdent, en vertu de ce nouveau programme, la couverture des marges négatives et qui doivent s’adapter aux changements apportés aux méthodes de calcul des inventaires. Il a également mentionné que ce programme de sécurité du revenu agricole comporte un aspect global en ce qu’il inclut les programmes complémentaires régionaux.

« Nous vivons ici une situation où règne la méfiance. Les fonctionnaires ont dilué et restructuré les programmes de sécurité du revenu, sans tenir compte des recommandations des regroupements agricoles. Plusieurs de nos membres se sentent ainsi trahis, de commenter M. Friesen. Nous nous sommes éloignés de notre objectif fondamental qui est de mettre sur pied un programme avec lequel nous pouvons vivre. Nous ne demandons pas la charité, nous voulons que l’aide qu’on nous offre soit adaptée à nos besoins. Les membres du Parlement des régions rurales le comprennent.»

En terminant son allocution aux députés, M. Friesen a décrit le sentiment de frustration qu’engendrent les mesures nationales de soutien économique. Bien que la FCA reconnaisse les efforts qu’a déployé récemment le gouvernement afin de venir en aide aux agriculteurs en difficulté, le processus de mise en place des mesures d’aide a suivi un cheminement décousu. En conséquence, les mesures nationales de soutien économique demeurent à un faible niveau embarrassant, si on les compare à celles prises par les États-Unis et par l’Union européenne. En 1997, lorsque le Canada consacrait un dollar au soutien agricole, les États-Unis en consacraient 2,06 $, les résidants de l’Union européenne 2,14 $ et le Japon 3,47 $.

Le président de la FCA a fait comprendre aux élus que ses membres leur demanderont de rendre des comptes et qu’ils ne cesseront pas d’exercer des pressions, tant que les besoins des agriculteurs ne seront pas convenablement satisfaits.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture

http://www.cfa-fca.ca/

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