La FPLQ et l’UPA applaudissent la décision du ministre Trudel et du gouvernement

Québec (Québec), 6 décembre – Les producteurs de lait ont accueilli avec joie et satisfaction l’annonce de l’adoption d’un décret gouvernemental qui modifie la décision de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) sur la mise en place d’un mécanisme d’exportation individuel dans le lait. Cette annonce a été faite au congrès général de l’UPA par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Rémy Trudel. Les présidents de l’UPA, M. Laurent Pellerin, et de la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ), M. Jean Grégoire, ont salué la détermination et l’efficacité du ministre qui a piloté ce dossier au sein du gouvernement.

Tous les producteurs de lait et tous les transformateurs, sans exception, pourront donc réaliser leurs transactions pour le lait d’exportation en toute transparence par le biais d’un babillard central, une sorte de bourse d’exportation. Ce mécanisme offre l’avantage d’être à la fois conforme aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de réunir les meilleures conditions pour le développement des exportations et de respecter le modèle québécois de mise en marche collective des produits agricoles.

« Par sa décision, l’Etat réaffirme le choix du modèle québécois de mise en marché collective du lait qui répond à toutes les préoccupations sociales, économiques et politiques du gouvernement en matière agricole, ont affirmé les présidents de la FPLQ et de l’UPA, MM. Jean Grégoire et Laurent Pellerin. Le gouvernement était non seulement justifié, mais avait le devoir d’intervenir et de modifier la décision de la Régie qui créait deux canaux de commercialisation et qui risquait d’avoir des impacts majeurs, non seulement sur les producteurs de lait et l’ensemble des agriculteurs, mais sur les contribuables, les consommateurs, le développement régional et le développement économique du Québec. »

La décision de la Régie allait à l’encontre de la volonté clairement exprimée par la très grande majorité des producteurs de lait, notamment celle des sociétaires d’Agropur qui ont signé à plus de 70 % une pétition réitérant leur ferme volonté. La décision instaurait l’iniquité entre les producteurs et entre les transformateurs et brisait le principe fondamental du modèle québécois : la mise en marché collective par un seul canal de commercialisation.

« On a développé notre marché intérieur par un canal unique de commercialisation et c’est par un canal unique qu’on a les meilleures chances de développer les exportations québécoises durablement et de manière profitable pour tous les partenaires. Nous sommes heureux que le gouvernement l’ait reconnu. Nous souhaitons maintenant que tous nos partenaires le reconnaissent et respectent la volonté des producteurs et du gouvernement, a ajouté Jean Grégoire. Au Québec, la mise en marché collective dans le lait fait en sorte que les producteurs vont chercher sur le marché leurs revenus et que le contribuable n’a pas a soutenir financièrement la production comme cela est le cas dans la plupart des autres pays. Le consommateur québécois en profite aussi car les prix des produits laitiers au Québec sont inférieurs aux prix des même produits laitiers aux Etats-Unis. Le modèle québécois de mise en marché du lait assure également le développement régional. L’activité laitière est très présente dans toutes les régions et y fait rouler l’économie.

L’UPA représente plus de 44 000 productrices et producteurs agricoles du Québec. La FPLQ regroupe pour sa part les producteurs qui exploitent les quelque 9 600 fermes laitières québécoises et négocie pour eux toutes les conditions de mise en marché avec les représentants des industriels laitiers. Les producteurs québécois livrent annuellement plus de 2,9 milliards de litres dont la vente totalise des recettes à la ferme d’environ 1,6 milliard de dollars. A eux seuls, les producteurs génèrent plus de 26 000 emplois directs à la ferme et sont à la source de plus de 30 000 emplois directs et indirects pour un total de 56 000 que fournit l’industrie laitière québécoise.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des Producteurs de Lait du Québec

http://www.lait.org

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)

http://www.rmaaq.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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