La France retrouve son statut de pays indemne de fièvre aphteuse

Paris (France), 23 juin 2001 – La France a officiellement retrouvé son statut de pays « indemne de fièvre aphteuse sans vaccination », après le délai réglementaire de trois mois suivant l’élimination du dernier foyer de fièvre aphteuse, a annoncé samedi le ministère de l’Agriculture.

Ce foyer, qui se trouvait en Seine-et-Marne, avait été éliminé le 23 mars, a rappelé le ministère dans un communiqué. Un seul autre foyer avait été recensé et éliminé en France à la mi-mars, dans le département de la Mayenne.

Plus de 7000 analyses sérologiques ont été réalisées sur des moutons, dans le cadre d’une enquête nationale, qui confirment l’absence de circulation du virus de la fièvre aphteuse dans le cheptel français, a indiqué le ministère.

Compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire en France et de la « confiance de la Commission et de nos partenaires européens dans le dispositif de surveillance mis en place », les mesures de protection imposées au niveau communautaire avaient pu être levées progressivement, sans attendre l’échéance de trois mois, a-t-il ajouté.

Depuis le 12 avril, toutes les restrictions aux mouvements d’animaux vivants et aux échanges de produits appliquées à la France étaient levées.

Avec le rétablissement de ce statut de pays indemne de la fièvre aphteuse sans vaccination, conformément au code de l’Office international des épizooties (OIE), « il n’y a plus d’arguments sanitaires justifiant les restrictions aux échanges imposées par quelques pays tiers », a ajouté le ministère sans nommer ces pays.

« Certains d’entre eux ont d’ailleurs annoncé qu’ils lèveraient les obstacles aux importations en provenance de France dès aujourd’hui », a-t-il souligné.

L’épizootie de fièvre aphteuse est apparue le 19 février en Grande-Bretagne où elle a provoqué les dégâts les plus importants en Europe.

Pour la combattre, les autorités françaises avaient procédé très rapidement à une politique d’abattage massif.

La France avait été aussi parmi les premiers pays européens à interdire tout transport d’animal sur l’ensemble de son territoire. Cette politique a sans doute permis de confiner le virus aux deux seuls foyers recensés, tous deux liés à un exploitant de Mayenne par lequel avaient transité des moutons britanniques.

Source : AFP

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