« La margarine au Québec doit rester blanche » – Maxime Arseneau

Québec (Québec), 25 août 2005 – Le député des Îles-de-la-Madeleine etporte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture, de pêcherieset d’alimentation, M. Maxime Arseneau, presse le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Yvon Vallières, de se porter à la défense de l’industrie laitière québécoise et d’opposer une fin de non-recevoir à toutes demandes visant l’abrogation de la réglementation québécoise sur la couleur de la margarine.

«Le Québec a un jugement de la Cour suprême pour clore ce dossier unefois pour toutes. L’aspect juridique est donc réglé. Pourtant, le gouvernementCharest n’a pas fermé la porte au plan politique. C’est inquiétant», a affirméM. Arseneau.

L’inquiétude du député est d’autant plus légitime que l’actuel ministredes Finances du Québec, M. Michel Audet, a déjà tenu des propos fortpréoccupants à l’égard de la réglementation québécoise. Rappelons que cetteréglementation fut adoptée en 1987 dans le but de protéger l’industrielaitière du Québec, une industrie qui représente près de 43 000 emplois et quigénère annuellement près de 8,8 milliards $ d’activités économiques au Québec.

En effet, M. Audet a déjà dit de cette réglementation que «ça ridiculisele Québec à la face du monde et que le gouvernement québécois manquait decourage en n’abrogeant pas son règlement». C’est pourquoi, aujourd’hui,M. Arseneau soulève la possibilité que la position de M. Audet ait teinté lemandat qu’aurait reçu le représentant du Québec au comité interprovincial quiréclame une telle abrogation. «Je me demande si M. Audet, qui est responsablede la bonne santé économique du Québec, pense toujours la même chose et qu’ilréalise qu’une simple modification de ce règlement pourrait entraîner la pertede 3000 emplois», a poursuivi le porte-parole.

«Dès maintenant, le gouvernement Charest doit avoir le courage de direnon au puissant lobby et maintenir notre réglementation sur la couleur de lamargarine. Il faut tourner la page après 18 ans de débat et c’est maintenantque cela doit être fait. Autrement, le gouvernement entretient un doute quinuira à l’industrie laitière, déjà durement affectée par la crise de la vachefolle», a conclu M. Arseneau.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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