La politique d’abattage va être assouplie

Londres (Grande-Bretagne), 26 avril 2001 – Le gouvernement britannique a annoncé un important assouplissement de la politique d’abattage de bétail à laquelle il a eu recours pour endiguer l’épizootie de fièvre aphteuse.

La politique actuelle consiste à tenter d’enrayer l’épizootie en abattant le cheptel, non seulement des fermes touchées, mais aussi des exploitations voisines afin de créer un « coupe-feu ».

Mais le ministre de l’Agriculture, Nick Brown, a déclaré que cette politique allait être assouplie en raison du ralentissement de la progression de l’épizootie.

Auparavant, le Premier ministre Tony Blair avait accordé la vie sauve à un petit veau du nom de Phoenix qui avait survécu pendant cinq jours sous les cadavres de congénères abattus.

La photo du jeune veau largement diffusée par la presse a attendri les Britanniques qui ont été nombreux à demander qu’il soit épargné.

Brown a déclaré au Parlement que les porcs et les moutons se trouvant dans des élevages proches de sites infectés allaient encore être abattus, mais que « les vaches pourraient toutefois être épargnés si certaines conditions de sécurité biologique sont remplies ».

1481 foyers recensés
Il a ajouté que, sur le terrain, les vétérinaires devraient examiner les vaches et choisir celles qui peuvent être épargnées, et effectuer par la suite des contrôles réguliers sur ces bêtes.

Brown s’est défendu d’opérer un revirement consécutif à l’émotion suscitée par le petit veau, et a indiqué que cette nouvelle mesure constituait un « perfectionnement » de la politique actuellement à l’oeuvre, et non un « relâchement ».

Tony Blair a déclaré mercredi au Parlement qu’à ce stade, certains experts avaient prévu 80 nouveaux foyers par jour mais qu’il n’y en avait désormais que 20 par jour ou moins.

Jeudi, le total de foyers recensés s’élèvait à 1.481. En neuf semaines, 2,2 millions de bêtes ont été abattues.

Par ailleurs, les autorités sanitaires britanniques ont indiqué à Reuters que quatre personnes soupçonnées d’être atteintes de la forme humaine de la maladie faisaient à présent l’objet d’examens.

Trois autres Britanniques sont déjà présumés porteurs de fièvre aphteuse, une maladie bégnine pour l’homme.

Source : Reuters – Kate Kelland

Commentaires