L’amélioration des rendements s’essouffle

Les rendements de maïs ont cru énormément au cours des 15 dernières années, grâce à l’amélioration de la génétique, aux percées en biotechnologie et à l’augmentation des populations. Cette croissance s’est maintenant essoufflée.

Dans un récent rapport intitulé Can corn keep up?, Rabobank prévoit que l’amélioration des rendements (boisseaux par acre) aux États-Unis sera beaucoup plus lente au cours des prochaines années.

Les analystes de Rabobank, une institution financière spécialisée dans l’agroalimentaire, estiment que les rendements moyens aux États-Unis en 2012-2013 seront de 156 boisseaux à l’acre (9,8 tm/ha), ce qui est inférieur aux projections du USDA, qui sont de l’ordre de 164 boisseaux à l’acre (10,3 tm/ha).

La croissance moins rapide des rendements par superficie s’expliquerait par les facteurs suivants :

  • l’extension de la production de maïs vers des terres moins productives
  • une plus grande vulnérabilité du maïs aux aléas de la météo sur les terres récemment converties à cette culture
  • la réduction des rotations (plus de maïs sur maïs)
  • la plupart des producteurs visent maintenant des populations élevées, ce qui laisse peu de place à la croissance des rendements à court terme
  • les percées en biotechnologie auront vraisemblablement peu d’impact sur les moyennes de rendement à l’échelle du pays
  • la pression des ravageurs résistants aux biotechnologies se fera plus forte

Dans ce contexte, Rabobank prévoit que la production de maïs aux États-Unis n’augmentera pas suffisamment pour suivre la demande mondiale et rehausser les stocks. « Dans les trois à cinq prochaines années, il y aura peu de place à l’erreur. L’éthanol, les exportateurs et les éleveurs se feront compétition pour le maïs disponible », dit Sterling Liddell, de l’équipe de recherche en agroalimentaire de Rabobank.

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